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Home Conflict & Security

C64 durcit sa ligne de confrontation avec le pouvoir de Kinshasa

Bahanda Bruce by Bahanda Bruce
September 18, 2026
in Conflict & Security
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Martin Fayulu révèle ce qu’il a vécu lors de la manifestation de C64 et expose les demandes qu’il a adressées à la police
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C64 durcit sa ligne de confrontation avec le pouvoir de Kinshasa

MINEMBE CAPITAL NEWS (MCN)

La plateforme C64, qui regroupe des acteurs politiques de l’opposition au président Félix Tshisekedi, a annoncé qu’elle n’accepterait plus que ses activités politiques soient entravées. Elle se dit également prête à prendre des mesures pour défendre ses droits, conformément à la loi.

Cette déclaration intervient après les manifestations organisées le 15/09/2026 à Kinshasa et dans plusieurs autres villes de la République démocratique du Congo (RDC), au cours desquelles l’opposition s’est mobilisée contre une éventuelle modification de la Constitution et l’hypothèse d’un troisième mandat du président Tshisekedi.

Dans un communiqué rendu public hier, le 17/09/2026, C64 a affirmé qu’elle poursuivrait ses actions en faveur de la défense de la Constitution, de la démocratie, de l’État de droit et des libertés publiques.

C64 annonce des mesures de défense face à toute entrave à ses activités

L’un des principaux points du communiqué de C64 concerne le recours à la « légitime défense », c’est-à-dire la défense dans le cadre prévu par la loi, lorsque les activités publiques de la plateforme seraient entravées.

Cette expression constitue le fondement de la nouvelle ligne adoptée par la plateforme, bien que C64 n’ait pas précisé si ces mesures prendraient la forme de manifestations, d’actions judiciaires, de campagnes de mobilisation ou d’autres initiatives politiques.

L’objectif annoncé est de poursuivre les activités de la plateforme et de s’opposer à ce qu’elle considère comme des entraves du pouvoir aux activités de l’opposition.

Poursuite de la lutte contre la modification de la Constitution

C64 a réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.

La plateforme affirme qu’en 2028, le pouvoir devra être transmis conformément aux dispositions de la Constitution.

Cette position montre que C64 entend poursuivre son opposition aux changements politiques qu’elle considère comme susceptibles de permettre au président Tshisekedi de rester au pouvoir au-delà des mandats prévus par la Constitution.

Appel à la vigilance de la population et préparation de nouvelles actions politiques

C64 a appelé la population à rester vigilante, à suivre l’évolution de la situation dans le pays et à se préparer à de nouvelles initiatives politiques.

La plateforme a annoncé qu’elle publierait un calendrier de ses prochaines activités. Elle entend s’appuyer sur les dispositions de l’article 64 de la Constitution pour s’opposer au projet de modification de la Constitution.

Cette démarche vise à maintenir la pression politique sur les autorités de Kinshasa et à mobiliser la population ainsi que l’opposition autour de la défense de la Constitution.

Demande de libération des personnes arrêtées lors des manifestations

C64 a demandé la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations, à moins que des motifs légaux ne justifient leur maintien en détention.

La plateforme a déclaré que, dans plusieurs villes, notamment Lubumbashi, Kolwezi, Kananga, Kindu, Matadi, Mbandaka, Kisangani et Tshikapa, des manifestations avaient été interdites ou dispersées, et des personnes arrêtées. Elle estime que ces actes portent atteinte aux droits des citoyens.

C64 demande aux autorités de respecter le droit de réunion et la liberté d’expression politique pacifique.

Demande d’enquête sur la mort de Manassé Lomboto Bomengola

C64 a déclaré que Manassé Lomboto Bomengola, dirigeant du parti ADDCONGO, était décédé pendant les manifestations organisées à Kinshasa.

La plateforme affirme qu’il aurait été tué par des membres du groupe « Force du progrès », auquel elle attribue des liens avec le parti au pouvoir, l’UDPS. Elle évoque également une possible implication de policiers et de militaires.

Ces éléments constituent des accusations formulées par C64. La responsabilité réelle des personnes mises en cause devra être établie par une enquête indépendante et crédible.

La plateforme demande l’ouverture d’une enquête destinée à faire toute la lumière sur la mort de Manassé Lomboto Bomengola et à identifier les responsables éventuels. Elle souhaite que toute personne reconnue coupable soit traduite en justice.

C64 demande la dissolution de « Force du progrès »

C64 a demandé la dissolution complète du groupe « Force du progrès », qu’elle présente comme une organisation de combattants liée au parti UDPS.

La plateforme affirme que ce groupe aurait participé aux violences survenues lors des manifestations du 15/09/2026.

Toutefois, les accusations concernant la nature de ce groupe et son implication dans les faits évoqués émanent de l’opposition et n’ont pas encore été pleinement établies par une enquête indépendante.

C64 affirme vouloir lutter contre l’utilisation de groupes politiques dans des actes de violence et demande que la sécurité des citoyens soit assurée par les institutions légalement habilitées.

Demande de poursuites judiciaires contre les personnes soupçonnées de violences

La plateforme C64 a demandé que les personnes soupçonnées d’avoir commis des actes de violence, procédé à des arrestations ou porté atteinte aux droits des citoyens soient poursuivies devant les tribunaux.

Elle estime que les responsables politiques et les autres personnes impliquées dans les violences du 15/09/2026 doivent répondre de leurs actes conformément à la loi.

Cette démarche vise à porter la question des violences politiques devant la justice, plutôt que de la limiter à un affrontement politique.

Poursuite des activités politiques de confrontation avec le pouvoir de Kinshasa

Dans son communiqué, C64 a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses actions en faveur de la défense de la Constitution, de la démocratie, de l’État de droit et des libertés publiques.

Cette position montre que la plateforme n’entend pas suspendre ses activités après les manifestations du 15/09/2026. Elle souhaite au contraire poursuivre son engagement politique sur les questions constitutionnelles et la gouvernance du pays.

C64 affirme qu’elle continuera à s’opposer à ce qu’elle considère comme une tentative de modification de la structure du pouvoir dans le pays.

Appel aux États-Unis et à l’Union européenne à jouer un rôle

C64 a critiqué les États-Unis et les pays membres de l’Union européenne, leur reprochant de ne pas exercer une pression suffisante sur le pouvoir de Kinshasa en matière de démocratie, de libertés et de droits humains.

La plateforme a demandé que la RDC soit soumise aux mêmes exigences en matière de bonne gouvernance et de droits humains que celles appliquées à d’autres pays.

L’objectif de cette demande est d’appeler la communauté internationale à suivre les questions de gouvernance et de droits humains en RDC et à exercer une pression sur les autorités de Kinshasa.

Poursuite de l’appel à la population pour défendre la Constitution

C64 a une nouvelle fois insisté sur la nécessité pour la population de continuer à défendre la Constitution et à s’opposer aux modifications susceptibles d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Tshisekedi.

La plateforme affirme que ses activités doivent être menées dans le respect des principes démocratiques et de l’État de droit.

Elle souhaite poursuivre sa mobilisation politique autour des questions constitutionnelles et œuvrer en faveur d’une alternance au pouvoir en 2028.

Les mesures annoncées par C64 peuvent-elles provoquer une guerre majeure en RDC ?

Les mesures annoncées par C64 pourraient accentuer les tensions entre l’opposition et les institutions de l’État, notamment si les manifestations continuent d’être entravées ou si de nouveaux affrontements surviennent entre les manifestants et les forces de sécurité.

Bien que cette situation puisse aggraver le climat politique, elle ne signifie pas automatiquement qu’une guerre majeure est sur le point d’éclater. L’évolution de la situation dépendra du comportement des deux camps, de la manière dont les différends seront gérés et de la réponse des institutions judiciaires.

Les facteurs qui renforcent les inquiétudes sécuritaires

1. Les manifestations du 15/09/2026 ont été marquées par des troubles

Le 15/09/2026, les manifestations de C64 ont eu lieu à Kinshasa et dans plusieurs autres villes de la RDC.

Radio Okapi a rapporté que, dans certaines villes, les manifestations avaient été interdites ou dispersées par les forces de sécurité.

Cette situation renforce les inquiétudes quant à la possibilité que les activités politiques continuent de provoquer des tensions entre la population et les forces de sécurité.

2. Le recours à la notion de légitime défense pourrait accentuer les tensions politiques

C64 a annoncé qu’elle recourrait à des mesures de défense lorsque ses activités seraient entravées.

Bien que cette expression renvoie à la défense dans le cadre prévu par la loi, les modalités concrètes de mise en œuvre de ces mesures restent floues.

L’absence de précisions détaillées pourrait conduire les différents camps à interpréter de manière divergente les actions qui seront entreprises par la suite.

3. Les accusations de meurtres, de blessures et d’arrestations

C64 a déclaré que les manifestations avaient fait des morts, des blessés et des personnes arrêtées.

Si ces accusations ne font pas l’objet d’un examen indépendant et crédible, elles pourraient contribuer à maintenir les tensions politiques et à accroître la méfiance entre les camps opposés.

4. Les débats sur la Constitution et la fin du mandat présidentiel

C64 s’oppose aux modifications de la Constitution et à ce qu’elle présente comme une volonté de briguer un troisième mandat de la part du président Tshisekedi.

Le gouvernement, de son côté, a appelé l’opposition à participer au dialogue.

Cette situation montre que les deux camps ne s’accordent toujours pas sur la voie politique à suivre pour résoudre les différends liés à la Constitution et à la gouvernance du pays.

Que faire pour empêcher que les tensions ne dégénèrent en guerre ?

Plusieurs mesures pourraient contribuer à réduire les tensions et à empêcher que les différends politiques ne s’aggravent davantage :

  • Mener une enquête indépendante sur la mort de Manassé Lomboto Bomengola et sur les violences rapportées lors des manifestations.
  • Respecter le droit de réunion et la liberté d’expression politique pacifique.
  • Libérer les personnes arrêtées lors des manifestations, lorsqu’aucun motif légal ne justifie leur détention.
  • Poursuivre le dialogue politique entre les deux camps.
  • Éviter les discours et les actes susceptibles de provoquer des violences ou des représailles.
  • Résoudre les différends constitutionnels par les voies légales et le dialogue politique.

Conclusion

Après les manifestations du 15/09/2026, C64 a annoncé qu’elle poursuivrait sa confrontation politique avec le pouvoir de Kinshasa à travers des actions en faveur de la défense de la Constitution, des demandes de justice concernant les violences rapportées, des appels à la libération des personnes arrêtées ainsi que la mobilisation de la population pour rester vigilante et se préparer à de nouvelles initiatives politiques.

La plateforme a également annoncé des mesures de défense en cas d’entrave à ses activités, sans toutefois préciser clairement les modalités de leur mise en œuvre.

Ces annonces pourraient accentuer les tensions politiques en RDC et renforcer les inquiétudes quant à une éventuelle aggravation des différends. Toutefois, aucun élément ne permet d’affirmer qu’une guerre majeure est sur le point d’éclater.

L’évolution de la situation dépendra principalement du comportement des deux camps, de la possibilité d’un dialogue politique et de la manière dont les accusations de violences seront examinées conformément à la loi.

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