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Gatumba de nouveau au cœur des préoccupations : Me Byashoni soulève de graves interrogations sur la détention de Banyamulenge à Mpimba

Bahanda Bruce by Bahanda Bruce
November 3, 2026
in Regional Politics
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Gatumba 2004 na Mpimba 2026: Me Byashoni Yibajije Ibibazo Bikomeye ku Burundi, Asaba Ibisobanuro ku Banyamulenge
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Gatumba de nouveau au cœur des préoccupations : Me Byashoni soulève de graves interrogations sur la détention de Banyamulenge à Mpimba

Minembwe Capital News (MCN)

Me MANIRAGABA BYASHONI John, avocat et défenseur des droits humains, a exprimé de vives préoccupations concernant les informations faisant état de l’arrestation et de la détention de certains Banyamulenge vivant au Burundi. Il a appelé les autorités burundaises à prendre des mesures afin de déterminer le lieu où se trouvent les personnes détenues ainsi que celles portées disparues.

Dans un message publié ce mardi 3 novembre 2026, à Kampala, en Ouganda, Me Byashoni est revenu sur le massacre des réfugiés banyamulenge perpétré au camp de Gatumba, au Burundi, le 13 août 2004, au cours duquel 165 personnes ont été tuées.

Il a souligné que, plus de vingt ans après ce massacre, les victimes et leurs familles n’ont toujours pas obtenu une justice pleine et entière. Il a également fait part de nouvelles inquiétudes liées aux informations faisant état de persécutions visant des Banyamulenge, dont certaines familles ignoreraient toujours le lieu de détention de leurs proches ou leur état de santé.

Me Byashoni s’est notamment interrogé sur les conditions de détention des Banyamulenge à la prison centrale de Mpimba, à Bujumbura. Il a demandé que les autorités précisent le nombre de personnes détenues à la suite des arrestations qu’il qualifie de controversées, ainsi que celui des personnes portées disparues, dont les familles ignorent toujours où elles se trouvent.

Il a soulevé les préoccupations suivantes :

  • Des arrestations qui pourraient être fondées sur l’appartenance ethnique des personnes concernées ;
  • La détention de personnes qui ne seraient pas présentées devant les instances judiciaires ;
  • Les conditions de vie des détenus, qui pourraient être marquées par des actes de violence et de torture ;
  • L’utilisation des accords de coopération entre la République démocratique du Congo et le Burundi d’une manière susceptible d’avoir des conséquences sur des personnes innocentes.

Dans son message, Me Byashoni a insisté sur le fait que fuir une guerre ne fait pas d’une personne un criminel et que l’appartenance à la communauté banyamulenge ne saurait constituer une infraction.

Il a lancé un appel au président burundais, Évariste Ndayishimiye, qui assure également la présidence de l’Union africaine, afin qu’il intervienne face à ces préoccupations. Selon lui, l’image du Burundi ainsi que la confiance que l’Afrique devrait accorder à ses institutions pourraient être affectées par la manière dont cette situation sera traitée.

Il a demandé que toute personne détenue au Burundi bénéficie de la protection de la loi, que les familles soient informées du sort de leurs proches présumés détenus ou portés disparus, et que toutes les personnes arrêtées soient présentées devant une justice équitable et impartiale.

Me Byashoni a également sollicité un examen approfondi du rôle des forces armées burundaises déployées à Minembwe, ainsi que des conséquences éventuelles de leurs opérations sur les conditions de vie des populations civiles et sur les activités humanitaires dans cette région.

Il a par ailleurs insisté sur l’urgence de rechercher les personnes portées disparues, dont les familles ignorent toujours le lieu où elles se trouvent. Il a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante, approfondie et impartiale afin d’établir ce qui leur est arrivé et de déterminer si leur droit à la vie a été compromis.

En conclusion, il a rappelé que la manière dont un État traite les membres d’une minorité ou d’un groupe particulièrement vulnérable constitue l’un des indicateurs importants du respect de la justice et de l’État de droit.

Me Byashoni a terminé son message en s’interrogeant sur les leçons que le monde a réellement tirées du massacre de Gatumba en 2004. Il a affirmé qu’il ne fallait pas permettre que les informations concernant la prison de Mpimba en 2026 deviennent une nouvelle grave crise des droits humains que la communauté internationale finirait par ignorer.

Minembwe Capital News (MCN)

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