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La Belgique condamne le FRN de Kabila : mais pourquoi reste-t-elle sans agir face aux meurtres persistants de Tutsis en RDC ?

Bahanda Bruce by Bahanda Bruce
October 21, 2026
in Regional Politics
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La Belgique condamne le FRN de Kabila : mais pourquoi reste-t-elle sans agir face aux meurtres persistants de Tutsis en RDC ?
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La Belgique condamne le FRN de Kabila : mais pourquoi reste-t-elle sans agir face aux meurtres persistants de Tutsis en RDC ?

Minembwe Capital News (MCN)

La Belgique a condamné la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange. Le pays a exprimé son opposition aux changements politiques obtenus par les armes, appelant à privilégier le dialogue pour résoudre les problèmes de la RDC.

Cette déclaration soulève toutefois une question fondamentale : condamner les groupes armés suffit-il alors que des civils continuent d’être tués et victimes de violences dans l’est de la RDC ?

La Belgique condamne la décision de Joseph Kabila

Ce mercredi 21/10/2026, le ministre belge des Affaires étrangères et vice-Premier ministre, Maxime Prévot, a publiquement condamné la décision de Joseph Kabila de prendre la tête du FRN.

Il a estimé qu’il était regrettable et inacceptable qu’un ancien chef d’État, qui connaît les conséquences de la guerre, choisisse de diriger un mouvement politico-militaire visant à accéder au pouvoir par les armes plutôt que de privilégier les voies démocratiques.

Maxime Prévot a déclaré : « Que Joseph Kabila, ancien chef d’État ayant été confronté aux conséquences de la guerre, choisisse de diriger un mouvement politico-militaire visant à accéder au pouvoir par les armes plutôt que par les voies démocratiques est regrettable, incompréhensible et inacceptable. »

Il a poursuivi en affirmant que personne ne pouvait prétendre défendre les intérêts de la population tout en utilisant la violence comme instrument politique et en s’attaquant aux institutions de son propre pays. Il a souligné qu’une telle démarche ne pouvait apporter ni la paix, ni la stabilité, ni la démocratie, et que ceux qui choisissaient cette voie devaient répondre de leurs actes.

Le FRN annonce qu’il succède à l’AFC/M23

Le FRN a été officiellement annoncé à Goma le 12/10/2026. Le mouvement a déclaré vouloir lutter contre ce qu’il qualifie de dictature, affirmant qu’il pourrait recourir à différents moyens, y compris à la force armée.

Après sa création, le FRN a annoncé qu’il succédait à l’AFC/M23 et qu’il reprenait les droits, les obligations et les engagements que ce mouvement avait contractés avec d’autres parties, notamment ceux liés aux négociations de Doha.

Il s’agit de déclarations faites par le FRN lui-même. Leur mise en œuvre dépendra de ses actes et du respect des accords concernés.

La Belgique appelle au dialogue, mais qu’en est-il de la protection des civils ?

Dans sa déclaration, la Belgique a insisté sur la nécessité de résoudre les problèmes de la RDC par le dialogue. Elle a appelé au respect des accords issus des processus de Doha et de Washington, à l’observation du cessez-le-feu et à la protection des civils.

Maxime Prévot a affirmé qu’une intensification des combats ne ferait qu’aggraver les souffrances des populations, qui continuent de subir les conséquences des conflits et des intérêts politiques.

Toutefois, en ce qui concerne la protection des Tutsis dans l’est de la RDC, la question ne se limite pas aux déclarations des puissances étrangères. L’essentiel est d’examiner les mesures concrètes prises pour prévenir les meurtres, les violences et les discriminations.

Les Tutsis de la RDC ont été au cœur de plusieurs préoccupations liées à la sécurité dans l’est du pays, notamment en raison de signalements de violences, de menaces et de discriminations. Même si les accusations spécifiques doivent être vérifiées à partir de sources indépendantes, la protection des civils et la poursuite des personnes soupçonnées de crimes demeurent des responsabilités qui ne peuvent être ignorées.

Ainsi, alors que la Belgique condamne le FRN pour son choix de la voie des armes, il est également légitime de s’interroger sur les mesures qu’elle prend pour protéger les populations civiles, notamment les Tutsis, contre les meurtres et les autres formes de violence.

Tant que des actions concrètes visant à protéger les populations et à demander des comptes aux auteurs présumés de violences ne se traduiront pas par des résultats tangibles, les déclarations condamnant les groupes armés continueront de soulever des interrogations quant à leur impact réel sur la vie quotidienne des populations en danger.

Conclusion : condamner le FRN ne suffit pas

La condamnation du FRN de Joseph Kabila constitue un message diplomatique indiquant que la Belgique n’accepte pas que le pouvoir soit recherché par les armes. Toutefois, cette déclaration, à elle seule, ne met pas fin aux combats, ne protège pas automatiquement les civils et ne garantit pas que justice soit rendue aux victimes des crimes commis.

La Belgique et les autres puissances qui entretiennent des relations avec la RDC devraient démontrer que leur volonté de soutenir la paix va au-delà des déclarations, en adoptant des mesures concrètes pour protéger les populations, lutter contre les discriminations et poursuivre les personnes soupçonnées de meurtres et d’autres actes de violence.

La question essentielle demeure donc la suivante : si les puissances étrangères peuvent condamner publiquement le FRN, quelles mesures concrètes prendront-elles pour protéger les Tutsis et les autres civils qui continuent de subir des violences dans l’est de la RDC ?

Minembwe Capital News (MCN)

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