RDC : L’appel à la démission du président Félix Tshisekedi continue de susciter de vives réactions
MINEMBWE CAPITAL NEWS (MCN)
Le coordinateur du Mouvement des Révolutionnaires Congolais (MRC), Marley Vuvu, a publié une déclaration ferme dans laquelle il exprime son profond mécontentement à l’égard de la gouvernance du président Félix Tshisekedi. Il appelle également les Congolais à participer à la manifestation prévue le 22 juillet 2026, dont l’objectif est de réclamer la démission du chef de l’État.
Dans son message, Marley Vuvu affirme qu’à la suite des discussions tenues à Bujumbura, au Burundi, le président Félix Tshisekedi aurait sollicité l’appui du président burundais ainsi que de l’Union africaine (UA) afin d’engager un dialogue avec la coalition politique connue sous le nom de C64. Selon lui, son mouvement avait demandé la publication d’un communiqué officiel confirmant l’abandon du projet de révision de la Constitution, ainsi que l’ouverture d’un dialogue inclusif et approfondi entre toutes les parties prenantes afin de trouver une solution durable à la crise politique que traverse le pays.
Marley Vuvu soutient toutefois que, plutôt que de répondre à ces revendications, les autorités de Kinshasa auraient choisi d’intensifier la promotion du projet de révision constitutionnelle. Il affirme notamment que le ministère de la Jeunesse aurait reçu un budget destiné à organiser diverses activités de sensibilisation en faveur de cette réforme, notamment une campagne baptisée « Oui, je le veux », ainsi que plusieurs rencontres prévues dans certains grands hôtels du pays.
L’opposant estime que ces initiatives constituent la réponse du pouvoir à leurs revendications. Il réaffirme cependant que lui-même et ses partisans maintiennent leur appel à la manifestation du 22 juillet 2026. Il invite, à cette occasion, les Congolais vivant tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger à rester mobilisés et à participer à cette journée de protestation, dont l’objectif déclaré est d’obtenir le départ du président Félix Tshisekedi.
Dans sa déclaration, Marley Vuvu formule également plusieurs accusations à l’encontre du chef de l’État, notamment en l’accusant de ne pas avoir respecté son serment constitutionnel et de conduire le pays dans une mauvaise direction. À ce stade, ces accusations n’ont fait l’objet d’aucune confirmation de la part des autorités compétentes. De leur côté, le président Félix Tshisekedi et le Gouvernement de la République démocratique du Congo ne se sont pas encore exprimés publiquement en réponse à ces déclarations.
Les appels à la mobilisation lancés par certains mouvements de l’opposition continuent de retenir l’attention des observateurs politiques, dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de sécurité, d’économie et par les débats autour du projet de révision de la Constitution. L’échéance du 22 juillet 2026 est désormais suivie de près, alors que de nombreux observateurs attendent de voir le déroulement de cette manifestation ainsi que ses éventuelles répercussions sur la scène politique congolaise.






