Rugoboza David exige des mesures urgentes pour protéger les civils en RDC
Rugoboza David Muvandimwe, membre de la communauté banyamulenge actuellement réfugié au Kenya, a adressé un message ferme et solennel au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, l’exhortant à prendre des mesures immédiates face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une lettre ouverte relayée par le média Minembwe Capital News, avec pour objectif d’alerter la communauté internationale. Le document est placé sous le thème : « Appel urgent à la protection des Banyamulenge ».
Dès l’entame de son message, Rugoboza David exprime son profond respect à l’égard du Secrétaire général, tout en précisant qu’il s’exprime au nom de nombreuses populations plongées dans la peur et une profonde détresse, notamment celles vivant dans la région de Minembwe et ses environs.
« Excellence, je vous adresse cette lettre avec le plus grand respect, au nom de populations nombreuses confrontées à une peur et une souffrance extrêmes dans l’est de la République démocratique du Congo. »
Dans son plaidoyer, il lance une alerte sérieuse à l’endroit des Nations Unies ainsi que des organisations internationales de défense des droits humains, les appelant à intervenir sans délai face à une crise qui ne cesse de s’aggraver. Il dénonce notamment des violences graves à caractère discriminatoire visant la communauté banyamulenge, incluant des attaques meurtrières contre des civils innocents.
Rugoboza souligne avec inquiétude que, alors que de nombreuses régions du monde célébraient la fête de Eid al-Fitr dans la paix, la région de Minembwe a été plongée dans des scènes de violence et de désolation.
Selon plusieurs rapports concordants, des localités telles que Madegu, Kalingi, Mikenke et Kalongi auraient été la cible d’attaques d’une intensité particulière, impliquant notamment l’utilisation de drones armés. Ces offensives auraient causé la mort de nombreux civils, fait plusieurs blessés et entraîné d’importantes destructions matérielles, notamment des habitations.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte plus large de crise prolongée, qui dure depuis plus de neuf ans, au cours de laquelle les Banyamulenge affirment être régulièrement victimes d’attaques, provoquant déplacements forcés, incendies de villages et destruction systématique de leurs moyens de subsistance.
Face à cette situation, Rugoboza dénonce un climat persistant d’insécurité, d’absence de justice et de protection insuffisante des populations civiles. Il attire également l’attention sur la problématique préoccupante de l’impunité pour les crimes commis contre les civils, qu’il considère comme un facteur aggravant du conflit.
Dans sa lettre, il formule plusieurs recommandations urgentes à l’intention des Nations Unies et de leurs partenaires :
Assurer la protection immédiate des populations civiles menacées
Mener des enquêtes indépendantes, approfondies et transparentes sur les violations signalées
Lutter contre l’impunité et garantir la justice pour les victimes
Promouvoir un processus de paix durable fondé sur la justice, la réconciliation et le respect des droits humains
Rugoboza David insiste sur le fait que cet appel constitue avant tout un cri d’alarme fondé sur la souffrance des populations et sur la nécessité de préserver les droits fondamentaux. Il appelle la communauté internationale à placer l’humanité, la justice et la paix au cœur de son action.
Il exprime enfin son espoir que Minembwe Capital News, ainsi que d’autres partenaires médiatiques et institutionnels, continueront à relayer la voix des populations affectées afin de favoriser une mobilisation internationale en faveur d’une solution durable.
En conclusion, Rugoboza David Muvandimwe se dit confiant que cet appel ne restera pas sans suite, mais contribuera plutôt à susciter des actions concrètes et rapides en vue d’une intervention humanitaire urgente et efficace.





