Alerte Internationale : Girinka Appelle l’ONU, l’UA et la Communauté Internationale à Protéger les Banyamulenge et les Communautés Tutsies de l’Est de la RDC
Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans plusieurs zones des provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, Girinka Kabare William, analyste des questions sécuritaires spécialisé dans les groupes armés et les conflits régionaux dans la région des Grands Lacs, a lancé un appel solennel en faveur des Banyamulenge et des autres communautés tutsies vivant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le message, publié par Minembwe Capital News, contient un appel urgent adressé aux dirigeants des principales organisations et institutions internationales, les exhortant à agir face à ce qu’il décrit comme les défis persistants auxquels sont confrontées les communautés tutsies, en particulier les Banyamulenge de Minembwe.
Dans sa déclaration, Girinka a commencé par affirmer :
« Alerte ! Un appel à la protection des communautés tutsies du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, en particulier les Banyamulenge, qui affirment continuer à faire face à des difficultés ciblées dans l’est du Congo. »
Girinka a indiqué que ce message était adressé aux secrétaires généraux de plusieurs organisations internationales, notamment :
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York, aux États-Unis ;
Le Secrétaire général de l’Union européenne (UE) à Bruxelles ;
Le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris ;
Le Secrétaire général du Commonwealth à Londres ;
Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba ;
Ainsi qu’à d’autres institutions internationales impliquées dans la résolution des conflits et la promotion des droits humains.
Il a déclaré :
« Excellences, malgré les nombreuses crises auxquelles le monde est actuellement confronté et compte tenu de votre influence sur la scène internationale, nous vous demandons respectueusement d’écouter une fois de plus les préoccupations des Banyamulenge, qui affirment être exposés à de graves dangers dans l’est du Congo, particulièrement dans la région de Minembwe. »
Dans son message, Girinka rappelle que les Banyamulenge sont des citoyens congolais d’origine tutsie dont la présence historique dans la région est, selon leurs témoignages, liée aux modifications des frontières intervenues durant la période coloniale.
Il affirme que de nombreuses communautés banyamulenge rapportent avoir subi pendant des années une insécurité persistante, marquée notamment par la destruction de villages, la perte de bétail et les déplacements forcés.
Selon sa déclaration, de nombreux Banyamulenge ont fui vers les pays voisins ainsi que vers d’autres régions du monde, notamment l’Europe, l’Asie et les États-Unis, tandis que ceux qui sont restés en RDC continuent de vivre dans des conditions difficiles en raison des conflits et de l’instabilité.
Girinka souligne également que, depuis 2017, la communauté banyamulenge déclare être affectée par des conflits armés récurrents et que des opérations militaires se poursuivent dans les collines de Minembwe et ses environs.
Il cite notamment les localités de Bidegu, Rubemba, Kalingi, Gakenke et Mikenke, où d’importantes activités militaires auraient été signalées, y compris des frappes de drones qui auraient touché des populations civiles.
Il insiste sur le fait que ces questions nécessitent une attention urgente de la communauté internationale afin d’éviter que les civils ne continuent à subir les conséquences d’un conflit qui perdure depuis de nombreuses années.
Dans sa déclaration, Girinka critique également plusieurs initiatives de paix, notamment celles organisées à Luanda, Addis-Abeba, Doha et Washington, estimant qu’elles n’ont pas encore permis d’apporter des solutions efficaces aux défis sécuritaires auxquels l’est de la RDC demeure confronté.
Il appelle à une résolution de la crise par le dialogue politique et la compréhension mutuelle entre toutes les parties prenantes, afin de garantir que tous les citoyens congolais, y compris les Banyamulenge, bénéficient des mêmes droits et protections.
Girinka soutient que l’un des principaux défis dans l’est du Congo réside dans la propagation de la haine ethnique et des discriminations enracinées dans des tensions historiques et régionales.
Il souligne que les communautés parlant le kinyarwanda, en particulier les populations tutsies du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, rapportent fréquemment être exposées à des discours et à des actes susceptibles de mettre leur sécurité en danger.
Il rappelle également les principes internationaux établis après la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’à la suite des génocides survenus dans différentes régions du monde, exhortant la communauté internationale à ne pas rester indifférente face aux préoccupations liées à la sécurité et aux droits humains qui pourraient contribuer à l’aggravation de nouvelles crises humanitaires.
En conclusion de son message, Girinka Kabare William appelle les dirigeants internationaux à mettre leur autorité et leur influence au service de la recherche de solutions durables à l’insécurité qui affecte l’est de la RDC.
Il souligne que le moment est venu pour la communauté internationale d’entendre les voix de ceux qui affirment rechercher protection et assistance depuis de nombreuses années, insistant sur le fait qu’une paix durable ne peut être obtenue qu’à travers la justice, le respect mutuel et l’égalité des droits pour tous les citoyens.
Il conclut en déclarant :
« Le moment est venu de venir en aide à ceux qui sont en danger. Garder le silence face à l’injustice peut également contribuer à la perpétuation des souffrances. Nous espérons que la communauté internationale saura mettre à profit sa sagesse et son expérience pour contribuer à l’instauration d’une paix durable dans l’est du Congo. »
Girinka Kabare William est un analyste spécialisé dans les questions relatives à la région des Grands Lacs, en particulier aux évolutions de la situation dans l’est de la République démocratique du Congo, où il intervient régulièrement sur les enjeux sécuritaires, politiques et liés aux droits humains qui affectent cette région.






