Kivu du Sud : Enlèvements, Braquages et Climat de Terreur Persistent dans les Zones Contrôlées par les Forces Burundaises, les FDLR, les Wazalendo et les FARDC
Dans la ville d’Uvira ainsi que dans plusieurs localités de la province du Kivu du Sud, en République démocratique du Congo, des actes de violence continuent de semer la peur au sein de la population. Des groupes armés opérant en étroite collaboration avec les FARDC sont accusés d’enlever des civils avant d’exiger d’importantes sommes d’argent en échange de leur libération.
Des informations rapportées ce lundi indiquent qu’un jeune homme nommé Archimede, résident du quartier de Kavimvira dans la ville d’Uvira, aurait été enlevé par des éléments Wazalendo dans la matinée du 25/05/2026. Des témoins affirment qu’il a été emmené de force par ses ravisseurs et que, jusqu’à présent, sa destination demeure inconnue.
Ce qui inquiète davantage les habitants, c’est que les ravisseurs auraient commencé à utiliser le téléphone portable de la victime pour contacter les membres de sa famille, leur réclamant une rançon de 7 000 dollars américains afin d’obtenir sa libération.
Selon plusieurs habitants, ce type d’actes est devenu récurrent dans les zones contrôlées par les FARDC et les groupes Wazalendo. Ils dénoncent le fait que certains éléments censés assurer leur protection seraient désormais impliqués dans des enlèvements, des extorsions et des actes de pillage contre les civils.
Au cours des dernières années, particulièrement lorsque les FARDC et les Wazalendo contrôlaient la région de Kamanyola ainsi que d’autres territoires du Kivu du Sud, de nombreux membres de la communauté Banyamulenge ont régulièrement signalé des cas d’enlèvements, de pillages et d’extorsions. Plusieurs familles affirment avoir vendu leurs biens ou contracté des dettes afin de réunir l’argent exigé par les ravisseurs.
Des analystes estiment que la situation devient de plus en plus préoccupante, certains hommes armés justifiant ces pratiques au nom des opérations de sécurité ou de la défense de la souveraineté nationale, alors que les populations civiles y voient plutôt des actes criminels commis en plein jour.
Cette situation intervient également dans un contexte où de nombreux habitants comparent les conditions sécuritaires entre les zones contrôlées par l’AFC/M23 et celles sous contrôle des FARDC, des forces burundaises, des FDLR et des Wazalendo. Certains citoyens affirment que les territoires administrés par l’AFC/M23 connaissent un niveau de stabilité et de sécurité relativement supérieur à celui observé dans les zones contrôlées par les forces alliées au gouvernement de Kinshasa, où les enlèvements, les vols et les assassinats continueraient d’augmenter.
Bien que les autorités de Kinshasa continuent d’accuser l’AFC/M23 d’être à l’origine de l’insécurité dans l’est de la RDC, plusieurs habitants de certaines localités estiment que le principal problème réside dans le comportement des groupes armés opérant aux côtés des FARDC, qu’ils accusent d’aggraver l’insécurité au lieu de protéger les civils.
Les habitants d’Uvira et des environs continuent ainsi d’appeler les autorités sécuritaires à intervenir rapidement afin d’obtenir la libération saine et sauve d’Archimede et de mettre fin à la recrudescence des enlèvements qui prend une ampleur inquiétante dans cette région.





