Le Sud-Kivu face à une crise politique majeure : l’Assemblée provinciale appelée à statuer sur une motion de censure contre le Gouverneur
Dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), le climat politique continue de se tendre. Il est prévu que, le mardi 28 avril 2026, à Kavimvira, se tienne une session cruciale de l’Assemblée provinciale, consacrée à l’audition et à l’examen d’une motion de censure visant le Gouverneur de province, Jean-Jacques Purusi Sadiki, ainsi que son adjoint.
Cette session se déroulera au siège provisoire de l’Assemblée provinciale, délocalisé à Kavimvira, où se tiennent actuellement ses activités en raison de l’insécurité persistante dans certaines zones de la province. Les députés provinciaux devraient y analyser les griefs formulés contre le Gouverneur et son équipe, avant de prendre une décision susceptible d’avoir des répercussions majeures sur la gouvernance provinciale.
Selon des sources politiques et des observateurs avertis de la situation au Sud-Kivu, cette initiative s’inscrirait dans une dynamique politique nationale plus large. Le Président Félix Tshisekedi chercherait à renforcer le contrôle de l’exécutif central sur les provinces, notamment en réduisant l’influence des réseaux accusés de mauvaise gestion des ressources publiques, bien que ses détracteurs l’accusent également de gouvernance contestée.
Bahati Lukwebo, ancien Président du Sénat de la RDC et figure influente de l’Est du pays, aurait joué un rôle déterminant dans la mise en place de l’actuelle équipe dirigeante du Sud-Kivu, y compris la nomination du Gouverneur en fonction. Toutefois, des signaux récents laissent penser que son influence politique dans la région serait en déclin, alors que les autorités centrales semblent vouloir reprendre la main sur la gestion politique provinciale.
À ce stade, aucune communication officielle n’a encore été publiée par le gouvernement ou la Présidence de la République concernant cette démarche. Néanmoins, plusieurs analystes estiment que les développements en cours pourraient redéfinir l’équilibre des pouvoirs au sein de la province du Sud-Kivu, ainsi que les relations entre les différents acteurs politiques locaux.
Cette session revêt ainsi une importance capitale, dans la mesure où elle pourrait entraîner un changement à la tête de l’exécutif provincial, avec des conséquences potentielles sur la gestion des enjeux sécuritaires, le développement socio-économique et la stabilité politique de la région.
La population ainsi que les observateurs politiques en RDC restent dans l’attente des décisions qui seront prises, celles-ci pouvant marquer le début d’une recomposition significative du paysage politique provincial, voire national.





