Les Déclarations des FARDC sur les Combats en Cours à Minembwe Contredites par les Informations Provenant du Front
Alors que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repris les localités de Mikenke, Kalingi et Gakenge, situées dans les hauts plateaux de Minembwe, des informations jugées fiables et recueillies par Minembwe Capital News auprès de sources proches du terrain présentent une réalité différente de celle communiquée par les autorités militaires de Kinshasa.
Le 10 juin 2026, les FARDC ont déclaré avoir reconquis ces localités à l’issue d’affrontements les ayant opposées au mouvement MRDP-Twirwaneho. Toutefois, selon des sources proches des zones de combat ainsi que des observateurs suivant l’évolution de la situation sécuritaire, le MRDP-Twirwaneho continuerait, à ce jour, de contrôler plusieurs positions stratégiques, notamment Mikenke, Kalingi, Bidegu et d’autres secteurs des hauts plateaux de Minembwe.
Des informations crédibles obtenues par Minembwe Capital News auprès de personnes suivant de près les opérations militaires dans cette région indiquent que de violents combats se poursuivent dans la zone de Gakenge, où les combattants du MRDP-Twirwaneho affrontent une coalition composée des FARDC, de l’armée burundaise, des FDLR et de groupes Wazalendo alliés au gouvernement de Kinshasa.
Bien que les FARDC aient affirmé avoir repris le contrôle de Gakenge, des sources locales rapportent qu’une grande partie de cette zone resterait sous l’influence du MRDP-Twirwaneho. Des témoins proches du front indiquent que les affrontements se poursuivent sur plusieurs lignes de combat, chaque camp cherchant à consolider ses positions.
Au début de cette semaine, le MRDP-Twirwaneho avait annoncé avoir pris le contrôle de Mikenke après avoir repoussé les forces de la coalition menée par les FARDC. Depuis lors, plusieurs sources continuent d’affirmer que cette localité demeure sous contrôle du mouvement, malgré les déclarations officielles des FARDC soutenant le contraire.
Des informations concordantes indiquent également que, la veille, la coalition formée par les FARDC, l’armée burundaise, les FDLR et les groupes Wazalendo a lancé de nouvelles offensives dans les secteurs de Bidegu, Kalingi et Mikenke. Selon des sources du terrain, ces attaques auraient rencontré une forte résistance de la part du MRDP-Twirwaneho et certaines d’entre elles auraient été repoussées après plusieurs heures de combats.
Les analystes qui suivent de près la situation sécuritaire à Minembwe soulignent qu’il ne s’agit pas de la première divergence entre les informations diffusées par les parties engagées dans le conflit. Chaque camp tend généralement à présenter une lecture des événements favorable à sa position, tandis que les informations indépendantes provenant des populations locales ou d’observateurs du terrain peuvent offrir une appréciation différente de la réalité.
De son côté, le MRDP-Twirwaneho affirme que son combat vise à assurer la protection des populations civiles et la sécurité de la communauté banyamulenge, qu’il estime victime depuis plusieurs années d’attaques et de violences répétées. Le mouvement continue également de dénoncer la coopération entre les FARDC et certains groupes armés, notamment les FDLR et des éléments Wazalendo.
Les FDLR sont un groupe armé accusé depuis de nombreuses années d’avoir participé au génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Quant à certains groupes Wazalendo, ils ont régulièrement été accusés d’actes criminels, notamment de vols de bétail et d’attaques contre des civils dans différentes régions de l’est de la RDC. Toutefois, ces accusations demeurent un sujet de controverse entre les différents acteurs impliqués dans le conflit.
À ce stade, les informations dont dispose Minembwe Capital News indiquent que Mikenke, Kalingi et Bidegu resteraient sous le contrôle du MRDP-Twirwaneho, tandis que les combats se poursuivent dans la zone de Gakenge. Aucune source indépendante n’a, pour l’instant, confirmé que les FARDC ont effectivement repris le contrôle total de ces localités, comme elles l’affirment.
Alors que les affrontements continuent de s’intensifier à Minembwe et dans ses environs, les populations civiles demeurent les principales victimes de cette situation. De nombreuses familles ont été contraintes de fuir leurs habitations, tandis que les activités agricoles et commerciales sont fortement perturbées. De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer des solutions politiques et un dialogue susceptible de rétablir une paix durable dans cette région marquée depuis de nombreuses années par les conflits et l’insécurité.





