Martin Fayulu révèle ce qu’il a vécu lors de la manifestation de C64 et expose les demandes qu’il a adressées à la police
MINEMBWE CAPITAL NEWS (MCN)
Le président du parti ECiDé, Martin Fayulu, figure de l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), a livré des explications détaillées sur ce qu’il a vécu lors de la manifestation de C64, organisée le 15/09/2026 à Kinshasa.
Lors d’un échange avec la presse, le mercredi 16/09/2026, Fayulu a déclaré avoir tenté de solliciter l’aide des policiers présents à proximité, mais que ceux-ci ne lui étaient pas venus en aide. Il a alors choisi de fuir à pied, avant d’être secouru par un moto-taxi.
L’homme politique a également renouvelé ses accusations contre la police et les membres du groupe Force du progrès, qu’il tient pour responsables d’une partie des violences survenues lors de la manifestation.
Ce que Martin Fayulu rapporte sur les événements
1. La manifestation a débuté dans le calme, avant de dégénérer
La manifestation organisée par la coalition C64 (Coalition Article 64) a débuté à l’Échangeur de Limete, à Kinshasa. Elle visait à dénoncer les changements envisagés de la Constitution et à demander le respect du droit des Congolais à choisir librement leurs dirigeants.
Selon Martin Fayulu, les participants avaient l’intention de marcher pacifiquement, mais la situation a commencé à se détériorer à mesure qu’ils approchaient du Boulevard Lumumba.
2. Fayulu affirme que des membres de Force du progrès ont attaqué les manifestants à plusieurs reprises
D’après les déclarations de Martin Fayulu, des membres du groupe Force du progrès ont lancé plusieurs attaques contre le cortège des manifestants, notamment au niveau de la 15e Rue et de la 16e Rue.
Il a affirmé que les manifestants avaient réussi à repousser leurs assaillants, étant plus nombreux que ces derniers.
Fayulu a également déclaré avoir été confronté à une autre attaque menée par des individus similaires le 25/08/2026, après son retour à Kinshasa. Il a indiqué que l’un des membres de son entourage avait été blessé à l’œil lors de cette attaque, au point de subir de graves dommages à cet organe.
3. C’est à la 10e Rue que la situation serait devenue particulièrement grave
Martin Fayulu a déclaré que la situation s’était fortement aggravée lorsque les manifestants étaient arrivés au niveau de la 10e Rue.
Il a expliqué que la police avait d’abord tiré des gaz irritants, notamment des gaz lacrymogènes, en direction de ses gardes du corps, avant que des individus munis d’armes blanches et de divers objets ne commencent à poursuivre les manifestants.
Selon Fayulu, ces individus étaient notamment munis de :
- Machettes.
- Objets métalliques et barres de fer.
- Houes.
- Engins incendiaires, notamment des cocktails Molotov.
Fayulu a déclaré que ces personnes disposaient de matériels susceptibles de provoquer des incendies, ce qui l’aurait empêché de continuer à se protéger contre ces attaques pendant longtemps.
4. Il affirme avoir sollicité l’aide de la police à plusieurs reprises, sans succès
Dans son témoignage, Martin Fayulu a expliqué avoir cherché refuge à bord de véhicules de police stationnés à proximité.
Il a déclaré avoir d’abord tenté de s’approcher de trois véhicules de police, mais qu’aucun d’entre eux ne lui avait permis d’y entrer pour se mettre à l’abri.
Par la suite, il aurait également essayé de s’approcher d’un minibus de type Kabasele, mais celui-ci ne lui aurait pas non plus porté assistance.
Fayulu a rapporté qu’un policier lui aurait demandé :
« Qui êtes-vous ? »
L’homme politique a déclaré qu’après avoir constaté qu’il ne pouvait pas obtenir l’aide des policiers, il avait décidé de fuir à pied afin de sauver sa vie.
5. Il a finalement été secouru par un moto-taxi
Martin Fayulu a expliqué qu’après avoir quitté les lieux à pied, il avait été aidé par un moto-taxi qui lui avait permis de s’éloigner de la zone touchée par les troubles.
Il a précisé que c’est ainsi qu’il avait pu quitter le lieu des affrontements et atteindre un endroit plus sûr.
Il a livré ces explications pour justifier pourquoi il n’avait pas pu rejoindre le siège de son parti, ECiDé, qui avait été prévu comme point d’arrivée du cortège des manifestants.
Fayulu accuse la police et Force du progrès d’avoir agi de concert
Au cours de son intervention, Martin Fayulu est également revenu sur les accusations qu’il avait formulées le 15/09/2026, lorsqu’il avait affirmé que leur manifestation avait été piégée.
Il a accusé les forces de sécurité, en particulier la police, d’avoir collaboré avec des personnes qu’il a qualifiées de « milice privée » d’un parti politique.
Selon Fayulu, il est inacceptable que la police, dont la mission est de protéger la population, se transforme en instrument de brutalisation ou d’affrontement contre les citoyens.
Il a également critiqué ce qu’il a qualifié de « professionnalisme » évoqué par le gouverneur de Kinshasa, affirmant que les citoyens paient des impôts pour que la police soit formée, équipée et nourrie, mais qu’elle puisse ensuite se retourner contre ceux qu’elle est censée protéger.
Comment s’est déroulée la manifestation de C64 ?
Les informations rapportées par Radio Okapi et d’autres médias indiquent que la manifestation de C64 à Kinshasa avait débuté à l’Échangeur de Limete, avant d’être interrompue par des troubles survenus sur le Boulevard Lumumba, notamment aux abords de la 10e Rue et de la 11e Rue.
Les manifestants ont été confrontés à des individus présentés comme appartenant à Force du progrès, un groupe associé au parti au pouvoir, l’UDPS.
La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, empêchant une grande partie du cortège d’atteindre le siège d’ECiDé.
Plusieurs personnes ont été blessées, mais aucun bilan officiel confirmé du nombre de blessés lors de cette manifestation n’avait été communiqué par les autorités compétentes.
Conclusion
Martin Fayulu a continué de dénoncer les événements survenus, accusant les forces de sécurité et les membres de Force du progrès d’avoir participé aux violences enregistrées lors de la journée de manifestation.
Du côté des autorités, le gouvernement de la RDC a déclaré que le droit de manifester était reconnu, mais qu’il devait être exercé dans le respect de la loi.
Martin Fayulu affirme que la manifestation de C64, organisée le 15/09/2026 à Kinshasa, a été marquée par des attaques, des troubles et l’absence d’assistance policière au moment où il cherchait à se mettre à l’abri.
Il a déclaré avoir finalement fui à pied, avant d’être aidé par un moto-taxi, après avoir constaté qu’il ne bénéficiait pas de la protection policière qu’il espérait.
Ces accusations demeurent au cœur des débats politiques et sécuritaires en RDC, alors que des éclaircissements des autorités compétentes et une enquête indépendante sont nécessaires pour établir les circonstances exactes des événements et identifier les personnes impliquées.
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