RDC : L’UDPS rejette les accusations formulées par Human Rights Watch
MINEMBWE CAPITAL NEWS (MCN)
Le parti au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a rejeté les conclusions du rapport publié par l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) concernant les violences survenues à Kinshasa le 12 juin 2026.
Dans un communiqué rendu public le 12 juillet 2026, l’UDPS affirme n’avoir jamais donné de consignes ni d’instructions aux membres du groupe connu sous le nom de Force du Progrès en vue d’empêcher ou de perturber la manifestation pacifique organisée par l’opposition.
Cette réaction intervient à la suite de la publication, le 9 juillet 2026, d’un rapport de Human Rights Watch affirmant que certains membres de la Force du Progrès auraient pris part aux violences perpétrées contre des manifestants de l’opposition. Selon ce rapport, ces incidents auraient causé la mort de deux personnes et fait plusieurs blessés.
L’UDPS estime que ce rapport ne respecte pas le principe du contradictoire, en soutenant que Human Rights Watch se serait fondé exclusivement sur les témoignages de l’opposition, sans solliciter les explications ni les éléments de preuve de la formation politique au pouvoir.
Le parti du président Félix Tshisekedi indique également que cette affaire a déjà été portée devant le Parquet général près la Cour de cassation, à la suite d’une plainte déposée le 22 juin 2026, demandant l’ouverture d’une enquête approfondie sur les faits.
Dans son communiqué, l’UDPS invite Human Rights Watch à transmettre à la justice congolaise l’identité des sept (7) personnes citées dans son rapport afin de permettre la conduite d’une enquête indépendante fondée sur des preuves tangibles. Le parti précise également qu’il se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre Human Rights Watch s’il estime que les allégations contenues dans ce rapport portent atteinte à la réputation de ses membres ou reposent sur des accusations non étayées.
De son côté, Human Rights Watch rappelle que ses rapports sont élaborés sur la base de témoignages, de documents recoupés ainsi que d’enquêtes indépendantes menées dans les zones concernées.
À ce jour, les autorités judiciaires de la RDC n’ont pas encore rendu leurs conclusions sur les événements du 12 juin 2026. Les résultats de l’enquête restent donc attendus afin d’établir les responsabilités éventuelles des différentes parties impliquées dans cette affaire.






