Un habitant de Minembwe exprime ses inquiétudes face aux attaques de drones et à leurs conséquences sur les civils
Alors que l’insécurité continue de s’aggraver dans plusieurs localités des hauts plateaux de Minembwe, un habitant de la région de Mulenge, dans la province du Sud-Kivu, a livré à Minembwe Capital News un témoignage sur ce qu’il décrit comme des attaques répétées de drones menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en collaboration avec l’armée burundaise, les Wazalendo et les FDLR. Selon lui, ces attaques causent d’importants dégâts parmi les populations civiles et détruisent plusieurs infrastructures.
Cet habitant affirme que ces frappes se poursuivent depuis plusieurs jours de manière répétée, principalement durant la nuit. Les populations locales disent vivre dans la peur et dans un état de traumatisme permanent à cause des tirs et des explosions provoqués par les drones.
D’après son témoignage, plus de quinze maisons ont déjà été détruites ou incendiées à la suite de ces attaques. Cinq personnes auraient également été blessées, parmi lesquelles deux hommes, une femme et un enfant. Il précise que toutes les victimes seraient des civils Banyamulenge vivant dans les zones touchées.
Il a déclaré :
« Les drones des FARDC et de leurs alliés ont incendié huit maisons lundi. Les habitations détruites se trouvent dans les localités de Rudabagiza, Gakenke et Lundu. »
Il a poursuivi en expliquant que d’autres attaques avaient également eu lieu samedi dernier, causant de nouveaux dégâts matériels et faisant deux blessés. Il ajoute que trois autres personnes ont été blessées lundi, une situation qui, selon lui, continue de mettre les habitants en grand danger.
Il a ajouté :
« D’autres maisons avaient déjà été incendiées samedi dernier. Le nombre total de blessés s’élève désormais à cinq. Samedi, deux personnes ont été blessées, tandis que lundi, deux hommes et un enfant ont été touchés. »
Les habitants affirment que la situation devient de plus en plus préoccupante, notamment parce que ces attaques se produisent principalement pendant la nuit, empêchant les civils de dormir ou de mener leurs activités quotidiennes en toute sécurité. Certaines informations indiquent que plusieurs familles ont commencé à fuir vers des zones considérées comme plus sûres.
Dans son témoignage, cet habitant souligne que la population de Minembwe souffre d’un profond traumatisme psychologique en raison de la multiplication de ces attaques qui, selon lui, visent des zones habitées par des civils.
Il a déclaré :
« Chez nous, la situation sécuritaire est extrêmement mauvaise. Les drones tirent toute la nuit jusqu’au lever du jour. Les habitants sont profondément traumatisés par ces drones des FARDC et de leurs alliés, notamment l’armée burundaise, les Wazalendo et les FDLR. »
Jusqu’à présent, aucune autorité congolaise ni aucun des groupes armés cités dans ce témoignage n’a réagi officiellement à ces accusations formulées par les habitants. Toutefois, les populations locales continuent d’appeler les organisations internationales ainsi que les défenseurs des droits humains à suivre de près la dégradation de la situation sécuritaire et les conséquences du conflit sur les civils.
Depuis plusieurs années, la région de Minembwe est confrontée à une grave insécurité. Les groupes Wazalendo, les FDLR ainsi que les FARDC et certaines forces étrangères sont régulièrement accusés d’exactions et d’atteintes à la sécurité des populations civiles, en particulier celle des Banyamulenge. Ces derniers demeurent parmi les principales victimes du conflit, subissant déplacements forcés, pertes de biens et destruction de leurs habitations.







