Une attaque de drone à Point Zéro provoque une vive panique : témoignage d’un soldat des FARDC rescapé
Alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans la région de Minembwe, située dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, un nouveau témoignage émerge de la part d’un soldat des FARDC ayant survécu à une attaque de drone survenue à Point Zéro, près du centre de Minembwe, à la fin de la semaine dernière.
Des informations en provenance de la zone indiquent qu’un drone, dont l’origine reste inconnue, a ciblé des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des troupes burundaises présentes dans la région.
Selon ces mêmes sources, l’attaque aurait provoqué un incendie ainsi que la destruction de matériel militaire, plongeant les soldats présents sur ces positions dans une forte panique.
L’un des militaires des FARDC présent à Point Zéro a, après l’attaque, réussi à atteindre la localité de Bibogobogo, où il s’est réfugié sans arme, et même sans chaussures.
Il a déclaré :
« Le drone nous a totalement surpris. Nous avons abandonné tout notre équipement. La plupart des soldats se sont dispersés, chacun fuyant comme il pouvait. Pour ma part, je me suis immédiatement réfugié dans la forêt en direction de Bibogobogo. »
Le soldat a poursuivi en affirmant que ce qu’il a vécu relevait d’une expérience entre la vie et la mort, ajoutant qu’il ne retournerait plus à Point Zéro.
« Quoi qu’il arrive, je ne retournerai pas à Point Zéro pour combattre le MRDP-Twirwaneho. »
Des sources issues des services de sécurité locaux indiquent que ce militaire se trouverait actuellement dans un camp des FARDC à Bibogobogo, lequel serait placé sous le commandement du responsable militaire de la zone.
Aucune information officielle n’a encore été communiquée par les autorités quant au bilan humain de cette attaque. Toutefois, certains habitants et observateurs de la région évoquent des conséquences importantes sur les forces déployées sur cette position.
Par ailleurs, des informations non confirmées en provenance de civils du territoire de Fizi font état de pertes parmi les soldats burundais lors de cette attaque. D’autres auraient entamé un repli, certains abandonnant leurs uniformes militaires pour se fondre parmi les populations civiles, notamment dans les zones habitées par les communautés Babembe et Bapfulero.
Ces développements auraient accentué la psychose au sein des populations locales, déjà éprouvées par une insécurité persistante et des affrontements impliquant divers groupes armés.
Les attaques de drones contribuent ainsi à renforcer les inquiétudes quant à la stabilité de la région de Minembwe et de ses environs, dans un contexte marqué par des affrontements continus entre les forces gouvernementales, des troupes étrangères alliées aux FARDC, et des groupes armés actifs dans la zone.
Bien que l’origine du drone n’ait pas encore été officiellement établie, la dégradation de la situation sécuritaire appelle à des explications claires ainsi qu’à une enquête approfondie sur les faits survenus.






