AFC/M23 et MRDP-Twirwaneho Continuent de Dominer la Coalition FARDC, Wazalendo, FDLR et Forces Burundaises : La Vérité sur les Allégations de la Prise de Minembwe et un Conflit qui Redessine l’Est de la RDC
Alors que le conflit continue de prendre de l’ampleur dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les informations en provenance des lignes de front indiquent que la coalition composée des Forces armées de la RDC (FARDC), des combattants des FDLR, des groupes Wazalendo ainsi que des forces burundaises continue d’enregistrer d’importantes pertes, tant sur les fronts du Nord-Kivu que du Sud-Kivu.
Dans la province du Nord-Kivu, particulièrement dans les territoires de Masisi et de Walikale, l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) poursuit ses offensives contre les FARDC et leurs alliés. Le 13 juin 2026, des informations rapportées par des habitants de la localité d’Osso Banyungu, dans le territoire de Masisi, ont indiqué que des drones de l’AFC/M23 avaient mené des frappes contre des positions des Wazalendo à Kinyumba et à Lwibo, deux localités situées à quelques kilomètres de Nyabiondo.
Ces informations font suite à d’autres attaques précédemment menées contre des positions des FARDC et des Wazalendo à Buhimba et Muunda, dans le territoire de Walikale. Bien que le bilan exact de ces frappes n’ait pas été officiellement communiqué, des sources locales affirment que les activités de transport et de circulation ont été temporairement interrompues à la suite des explosions, provoquant la peur et l’inquiétude au sein de la population.
Des personnes interrogées par Minembwe Capital News ont déclaré que, malgré les offensives régulièrement menées par les FARDC, les Wazalendo et les FDLR contre les positions de l’AFC/M23 dans plusieurs zones, ce sont souvent ces forces qui subissent les pertes les plus importantes après avoir été repoussées par ce mouvement, lequel contrôle depuis un certain temps de vastes portions de l’Est du Congo.
Dans la province du Sud-Kivu, notamment dans les hauts plateaux de Minembwe, les affrontements continuent également de prendre une nouvelle dimension, opposant d’un côté les FARDC et leurs alliés, et de l’autre le mouvement MRDP-Twirwaneho.
Des informations largement relayées sur les réseaux sociaux ont récemment affirmé que les FARDC et leurs alliés auraient pris le contrôle de la ville de Minembwe. Toutefois, selon des sources provenant des zones de combat ainsi que des habitants de la région, ces affirmations seraient infondées et Minembwe demeurerait sous le contrôle du MRDP-Twirwaneho.
Les informations recueillies par Minembwe Capital News indiquent que le MRDP-Twirwaneho contrôle toujours Minembwe ainsi qu’une grande partie des zones environnantes, tandis que les FARDC sont principalement présentes dans la localité de Mikenke. Même au sein de Mikenke, certaines zones seraient encore contrôlées par le MRDP-Twirwaneho tandis que d’autres resteraient sous contrôle des FARDC, ce qui laisse penser qu’aucun changement majeur ne s’est produit au point de confirmer une prise de Minembwe.
Des observateurs de la situation dans la région estiment que les informations annonçant la prise de Minembwe par les FARDC relèveraient davantage de rumeurs non vérifiées et pourraient s’inscrire dans le cadre d’une guerre médiatique visant à affaiblir moralement le camp adverse.
Selon des informations en provenance de différentes localités de Minembwe, le 14 juin 2026, les FARDC et leurs alliés, notamment des groupes Wazalendo et des forces burundaises, auraient lancé des offensives dans les zones de Muduhoko, Kalingi, Bidegu et Gakenge, des localités majoritairement habitées par les Banyamulenge.
Ces sources indiquent que ces opérations visaient à étendre les zones contrôlées par la coalition des FARDC, mais que le MRDP-Twirwaneho serait rapidement intervenu pour défendre les populations locales et repousser les forces adverses. Des informations provenant du front font état de combats particulièrement intenses dans ces secteurs, tout en affirmant que le MRDP-Twirwaneho a conservé ses positions.
Bien que les parties en conflit présentent des versions divergentes des résultats de ces affrontements, les populations civiles continuent de réclamer l’ouverture de véritables négociations de paix susceptibles de rétablir la sécurité dans une région meurtrie par des années de guerre.
À ce jour, l’Est de la RDC demeure le théâtre d’affrontements impliquant plusieurs acteurs armés. Alors que l’AFC/M23 poursuit son expansion dans certaines zones du Nord-Kivu, le MRDP-Twirwaneho continue, au Sud-Kivu, d’afficher sa capacité à résister à la coalition composée des FARDC, des forces burundaises, des FDLR et des Wazalendo.
Ce conflit continue d’avoir de lourdes conséquences sur les populations civiles, notamment à travers les déplacements forcés, l’interruption des activités agricoles et commerciales, ainsi que l’aggravation des besoins humanitaires d’urgence.
Alors que toutes les parties poursuivent le renforcement de leurs positions sur le terrain, de nombreux observateurs estiment qu’une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC ne pourra être obtenue par la seule voie militaire. Selon eux, des négociations politiques approfondies demeurent indispensables pour s’attaquer aux causes profondes d’un conflit qui perdure depuis de nombreuses années dans cette région.
Minembwe Capital News (MCN)







