Bitakwira relance le débat en affirmant que Baraka pourrait tomber aux mains de l’AFC/M23 et du MRDP-Twirwaneho
Minembwe Capital News
Alors que la situation sécuritaire demeure particulièrement préoccupante dans le territoire de Fizi et dans plusieurs autres localités de la province du Sud-Kivu, l’homme politique Justin Bitakwira a de nouveau suscité de vives réactions après avoir exhorté le haut commandement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à quitter les bureaux pour diriger personnellement les opérations sur le terrain.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Justin Bitakwira a déclaré que si la ville de Baraka venait à tomber sous le contrôle de la coalition Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et du MRDP-Twirwaneho, cette évolution ouvrirait un corridor stratégique vers Kalemie, dans la province du Tanganyika, en passant par le lac Tanganyika ainsi que par l’axe routier Fizi–Baraka.
Il a déclaré :
« Chefs militaires des FARDC, quittez vos bureaux et venez diriger les opérations sur le terrain. À défaut, l’AFC/M23 et le MRDP-Twirwaneho prendront le contrôle de la ville de Baraka, ce qui leur faciliterait ensuite la conquête de Kalemie. »
Ces déclarations ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, où elles ont suscité de nombreuses réactions. Plusieurs observateurs y voient l’expression de profondes inquiétudes quant à une éventuelle dégradation de la situation sécuritaire à Baraka.
Par ailleurs, des informations en provenance de cette région indiquent que les FARDC ont lancé une opération consistant à saisir les équipements Wi-Fi détenus par certains habitants de la ville de Baraka. Les autorités militaires affirment que cette mesure s’inscrit dans le cadre du renforcement des dispositifs de sécurité et du contrôle de la circulation des informations.
Cette décision intervient quelques jours après la suspension des services de télécommunication dans plusieurs secteurs du territoire de Fizi. Selon plusieurs analystes, ces mesures pourraient viser à mieux contrôler les flux d’informations liés aux opérations militaires en cours, bien que les FARDC n’aient pas encore communiqué officiellement sur les motifs détaillés de ces restrictions.
De son côté, le MRDP-Twirwaneho affirme poursuivre ses opérations militaires dans le territoire de Fizi, tandis que les FARDC soutiennent qu’elles continuent de mener des offensives contre les groupes armés actifs dans cette région.
La situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu demeure suivie de près par la population ainsi que par les analystes, alors que les différentes parties au conflit continuent de diffuser des versions divergentes concernant l’évolution des combats sur le terrain.





