La coalition C64 confirme le maintien de sa manifestation alors que le MRDP-Twirwaneho poursuit l’expansion de son contrôle territorial au Sud-Kivu
Alors que la République démocratique du Congo continue de faire face à une grave crise sécuritaire dans l’est du pays, les tensions politiques sur le plan intérieur ne cessent également de s’intensifier. La coalition de l’opposition Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel (C64) a annoncé qu’elle poursuivra les préparatifs de la marche pacifique prévue le 8 juillet 2026, malgré les pressions qu’elle affirme subir ainsi que les accusations qu’elle juge infondées.
Dans un communiqué publié le mercredi 1er juillet 2026, la C64 a rejeté les déclarations de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti au pouvoir, qui l’accuse de préparer des actes de violence et d’éventuelles attaques contre des représentations diplomatiques. Les dirigeants de la coalition estiment que ces accusations sont mensongères et visent à trouver un prétexte pour empêcher les manifestations de l’opposition.
La C64 affirme que cette marche a pour seul objectif la défense de la Constitution, le respect de l’État de droit et la protection des droits des citoyens. Elle insiste sur le fait que cette initiative ne vise ni les ambassades ni aucun État étranger.
La coalition soutient également que le pays traverse actuellement un climat politique marqué par l’intimidation, les discours de haine et des mesures répressives visant certains responsables de l’opposition. Elle cite notamment le cas de Delly Sesanga, affirmant que son passeport lui a été retiré, l’empêchant ainsi de se rendre à l’étranger pour recevoir des soins médicaux.
Les organisateurs de cette marche indiquent avoir rempli toutes les formalités prévues par la loi afin que la manifestation se déroule légalement. Ils invitent également les Congolais à y participer dans le calme, le respect de la loi et dans un esprit de paix.
Pendant que les débats politiques se poursuivent à Kinshasa, la situation militaire dans la province du Sud-Kivu continue également d’évoluer sur le terrain.
Selon des informations communiquées par le MRDP-Twirwaneho, le mouvement a pris, dans la soirée du mercredi 1er juillet 2026, le contrôle des localités de Mikenke et Bilalombili, à l’issue de combats l’ayant opposé aux FARDC, aux forces burundaises ainsi qu’aux groupes armés Wazalendo et FDLR.
D’après le mouvement, après la prise de ces localités, ses combattants ont poursuivi leur progression vers Ngezi, en direction de Rwitsankuku et de Point Zéro. Il affirme que les affrontements se sont interrompus à la tombée de la nuit, mais pourraient reprendre à tout moment, ce qui pourrait permettre au MRDP-Twirwaneho d’étendre davantage son contrôle sur d’autres zones.
Ces développements interviennent après que, fin juin 2026, le MRDP-Twirwaneho a annoncé avoir pris le contrôle de plusieurs autres localités situées autour du centre de Minembwe, notamment Gakenke, Kalingi, Gitavi, Bidegu, Kalongi à Lundu, ainsi que d’autres positions.
Du côté du MRDP-Twirwaneho, les opérations militaires dirigées par le général Charles Sematama sont présentées comme ayant atteint leur objectif d’élargissement du territoire sous son contrôle. Toutefois, à ce stade, les FARDC ne se sont pas encore exprimées de manière détaillée sur ces affirmations.
Cette évolution intervient alors que le gouvernement du président Félix Tshisekedi est confronté simultanément à deux défis majeurs : la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’est du pays et une pression politique croissante exercée par l’opposition.
Certains analystes estiment que la multiplication des annonces de prises de localités par des groupes armés, combinée à la préparation de manifestations par les partis d’opposition, pourrait accentuer la pression sur le gouvernement, tant sur le plan politique que sécuritaire.
Dans les prochains jours, l’attention sera particulièrement portée sur la marche de la C64, prévue le 8 juillet 2026, ainsi que sur l’évolution des opérations militaires au Sud-Kivu, susceptibles d’influencer davantage la situation sécuritaire en République démocratique du Congo.





