La direction de Twirwaneho appelle les États-Unis à renforcer leur engagement en faveur de la protection des droits de l’homme en RDC
Le vice-président chargé de l’économie et des finances au sein de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), et également dirigeant du mouvement MRDP-Twirwaneho, Freddy Kaniki Rukema, a appelé les États-Unis d’Amérique (USA) à intensifier leurs efforts pour la protection des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC), en particulier dans l’est du pays, toujours marqué par des conflits armés et une insécurité persistante.
Il s’est exprimé dans un contexte où il critique ce qu’il qualifie d’absence de mesures concrètes de la part de la communauté internationale face aux attaques présumées menées par les forces gouvernementales congolaises en collaboration avec d’autres groupes armés. Ces attaques viseraient des zones habitées par les Banyamulenge ou des sites accueillant leurs déplacés, notamment dans la région de Minembwe, au Sud-Kivu.
Selon Kaniki, les États-Unis, dont les principes fondamentaux placent les droits de l’homme au premier plan, ont la responsabilité de dénoncer et de combattre toute forme de violence, y compris lorsqu’elle est perpétrée par des gouvernements étrangers. Il a ajouté que ces principes ne se limitent pas à la politique intérieure, mais orientent également leur diplomatie.
Il a également exprimé ses préoccupations concernant l’accord sur l’exploitation des ressources minières signé entre les États-Unis et la RDC en décembre 2025, estimant qu’il pourrait privilégier des intérêts économiques et politiques au détriment des graves violations des droits humains signalées dans la région.
Dans ses propos, il a déclaré : « Le moment est venu pour les États-Unis de réévaluer leur position dans ce conflit en RDC, en s’appuyant sur les valeurs fondamentales qui fondent leur nation. »
Le 20 avril 2026, des membres de la communauté banyamulenge vivant aux États-Unis ont organisé une manifestation à Washington, D.C., appelant la communauté internationale à ne plus rester silencieuse face aux violences présumées commises contre leurs proches, notamment des tueries perpétrées dans les foyers et dans les camps de déplacés.
Cette mobilisation intervient après une longue période durant laquelle des organisations de défense des droits de l’homme, telles que Mahoro Peace Foundation et MRDP-Twirwaneho, alertent sur les exactions dénoncées par les populations concernées, sans qu’aucune décision internationale majeure n’ait été prise jusqu’à présent.
Alors que le conflit dans l’est de la RDC continue de s’intensifier, la question des Banyamulenge demeure l’une des plus sensibles et controversées. Des inquiétudes persistent quant au fait que les intérêts étrangers, notamment liés aux ressources naturelles du pays, puissent primer sur la protection des vies humaines et des droits fondamentaux.
Bien que la communauté internationale continue de suivre de près la situation dans cette région, un manque d’actions concrètes et efficaces pour mettre fin aux violences et rétablir une paix durable reste perceptible.
Cette situation appelle à une coopération renforcée entre les grandes puissances, les organisations internationales et toutes les parties concernées, afin de promouvoir les droits de l’homme et de restaurer une stabilité durable dans l’est de la RDC.






