Rapport : Comment Tshisekedi a investi des milliards dans l’armement militaire, dont une partie a ensuite été capturée sur le champ de bataille par l’AFC/M23 et le MRDP-Twirwaneho
MINEMBWE CAPITAL NEWS (MCN)
Depuis la reprise des hostilités par le mouvement M23 en 2021, le gouvernement du président Félix Tshisekedi a engagé un vaste programme de renforcement des capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à travers l’acquisition d’armes, de chars, de véhicules blindés, de drones, d’aéronefs, de systèmes de communication ainsi que d’autres équipements militaires de dernière génération.
Divers rapports indiquent que les dépenses consacrées à la sécurité et à la défense ont connu une augmentation sans précédent. En 2026, le budget alloué à ces secteurs a atteint près de 4,2 milliards de dollars américains, contre un peu plus de 330 millions de dollars en 2019.
Au cours du conflit, la République démocratique du Congo a poursuivi ses acquisitions d’équipements militaires auprès de plusieurs pays, notamment :
- La Chine : drones, équipements de communication et armes légères ;
- La Turquie : drones et autres équipements militaires de haute technologie ;
- Les Émirats arabes unis (EAU) : véhicules blindés, armes légères et munitions. Selon plusieurs rapports, la coopération militaire entre les deux pays, de 2021 à 2025, a permis aux FARDC de renforcer considérablement leurs capacités en matériel ;
- L’Afrique du Sud, ainsi que d’autres États partenaires, ont également collaboré avec Kinshasa dans le cadre de l’acquisition d’équipements militaires.
Par ailleurs, plusieurs informations font état de dépenses importantes engagées depuis 2022 pour l’achat de matériel militaire et le renforcement des capacités opérationnelles des FARDC, bien que les détails complets des contrats d’acquisition d’armements n’aient pas été rendus publics.
Au fil des combats dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’AFC/M23 a régulièrement affirmé avoir saisi d’importantes quantités d’équipements appartenant aux FARDC.
Divers rapports indiquent que les matériels capturés comprenaient notamment des armes lourdes, des lance-roquettes RPG, des mitrailleuses PKM, des fusils d’assaut AK, d’importantes quantités de munitions, des équipements de communication, des véhicules militaires ainsi que d’autres matériels. Des analyses consacrées au conflit soutiennent également que l’AFC/M23 aurait réutilisé une partie de ces équipements capturés au cours des opérations militaires.
Dans le Sud-Kivu, des informations provenant de différentes sources ont également fait état de la saisie de matériel militaire par le MRDP-Twirwaneho lors d’affrontements survenus dans plusieurs localités. Toutefois, le volume exact ainsi que la nature de ces équipements n’ont pas été confirmés par des sources indépendantes. Ces informations doivent donc être considérées comme des affirmations émanant des parties au conflit plutôt que comme des faits établis de manière indépendante.
Bien que Kinshasa ait continuellement augmenté son budget de défense et investi dans des équipements militaires coûteux, de nombreux experts estiment que les FARDC continuent de faire face à plusieurs difficultés, notamment des problèmes de gouvernance, de gestion des ressources, d’approvisionnement des unités engagées sur le terrain ainsi que des contraintes logistiques. Ces faiblesses auraient conduit, dans certains cas, à l’abandon de matériels militaires sur les lignes de front ou à leur capture par les forces adverses.
Alors que le conflit se poursuit dans l’est de la République démocratique du Congo, l’analyse de la situation sur le terrain montre que l’efficacité militaire ne dépend pas uniquement de la quantité d’armes acquises, mais également de la qualité de la formation, de la gestion des ressources, du commandement et de l’organisation des opérations militaires. Ces facteurs expliquent pourquoi même des équipements particulièrement coûteux peuvent être capturés par l’adversaire lorsque des faiblesses apparaissent dans la conduite des opérations.







