RDC : La plateforme C64 prévoit de porter plainte contre le président Tshisekedi et ses collaborateurs pour tentative de renversement de l’ordre constitutionnel
Alors que les tensions politiques continuent de s’intensifier en République démocratique du Congo (RDC), la plateforme de l’opposition C64 a annoncé son intention de déposer, le 9 juin 2026, une plainte judiciaire contre le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ainsi que contre ceux qu’elle considère comme ses collaborateurs, les accusant d’avoir entrepris des actions visant à perturber et à renverser l’ordre constitutionnel en vigueur dans le pays.
Cette annonce a été faite par l’opposant politique Delly Sesanga, l’une des figures influentes de la plateforme C64. Selon lui, les faits reprochés au président Tshisekedi constituent des infractions particulièrement graves touchant à la gouvernance de l’État et au respect de la Constitution.
D’après les déclarations de Delly Sesanga, la plateforme estime que les actes attribués au chef de l’État s’apparentent à une tentative de renversement de l’ordre constitutionnel, une infraction qu’elle qualifie de grave atteinte à la Nation et de violation du serment constitutionnel prêté par le président lors de sa prise de fonctions.
Il a déclaré :
« Le 9 juin 2026, la C64 déposera auprès des autorités compétentes une plainte contre le président Félix Tshisekedi et ses complices présumés pour tentative de renversement de l’ordre constitutionnel établi en République démocratique du Congo. Il s’agit d’un acte grave assimilable à une haute trahison et à une violation du serment constitutionnel. »
Cette déclaration intervient dans un contexte où la RDC poursuit les débats sur la gouvernance du pays, les réformes institutionnelles ainsi que les controverses entourant l’exercice du pouvoir par les autorités en place.
Outre la plainte prévue pour le 9 juin 2026, la plateforme C64 a également annoncé l’organisation d’une manifestation devant le Palais du Peuple à Kinshasa le 12 juin 2026.
Les organisateurs indiquent que cette mobilisation vise à exiger le respect de la Constitution, à défendre les principes démocratiques et à exprimer leur désapprobation de la manière dont le pays est actuellement gouverné. Des militants de différentes formations politiques ainsi que des citoyens soutenant la plateforme devraient prendre part à cette manifestation afin de faire entendre leurs revendications.
Du côté du gouvernement congolais, aucune réaction officielle n’a encore été rendue publique concernant les accusations formulées par la C64. Toutefois, plusieurs analystes politiques estiment que cette initiative pourrait accentuer davantage les tensions sur la scène politique nationale, à un moment où le pays demeure confronté à l’insécurité persistante dans sa partie orientale ainsi qu’à d’importants débats sur la gouvernance des institutions publiques.
La plateforme C64 continue d’appeler les citoyens et les acteurs politiques à soutenir ses initiatives, affirmant qu’elles visent à préserver les principes démocratiques et l’ordre constitutionnel. De son côté, l’administration du président Félix Tshisekedi maintient qu’elle agit dans l’intérêt supérieur de la Nation et dans le strict respect des lois de la République démocratique du Congo.






