RDC : La politique de l’UDPS continue de susciter des tensions dans le pays
Alors que la République démocratique du Congo traverse une période politique marquée par des tensions et de vifs débats sur l’avenir du pays, la plateforme dénommée Coalition Citoyenne pour la Nation (CCN), dirigée par l’Archevêque Evariste Ejiba Yamapia, en collaboration avec Jonas Tshiombela, porte-parole de cette coalition, a annoncé l’organisation d’une marche pacifique à l’échelle nationale prévue le 05/06/2026 à Kinshasa ainsi que dans plusieurs provinces de la RDC.
Cette annonce, rendue publique hier, le 18/05/2026, intervient dans un contexte où les débats autour de la révision de la Constitution continuent de s’intensifier, notamment entre les partisans du pouvoir du président Félix Tshisekedi et ses opposants, qui estiment qu’il existerait un projet de modification des lois visant à prolonger le maintien au pouvoir.
La CCN a déclaré soutenir le processus de révision de la Constitution, affirmant que celui-ci doit reposer sur « la volonté souveraine du peuple congolais ». Toutefois, l’opposition continue d’affirmer que cette réforme pourrait constituer une stratégie politique de l’UDPS destinée à renforcer son pouvoir et à réduire les possibilités d’alternance démocratique.
Dans son communiqué, la CCN a appelé toutes les composantes de la société civile, les partis politiques, les confessions religieuses, les artistes, les organisations syndicales ainsi que la diaspora congolaise à prendre part à cette marche qualifiée de « mobilisation civique et démocratique ».
Ces derniers mois, la question de la modification de la Constitution est devenue l’un des principaux sujets ayant plongé la RDC dans un climat politique tendu. Plusieurs partis d’opposition, militants pro-démocratie et analystes politiques estiment que le pouvoir de l’UDPS privilégie davantage les intérêts politiques au détriment des préoccupations majeures de la population, notamment l’insécurité, la pauvreté ainsi que la préparation des prochaines élections.
Des inquiétudes persistent quant au fait qu’une révision constitutionnelle pourrait accentuer les tensions entre les partisans du régime et ses opposants, particulièrement au moment où l’est de la RDC demeure confronté à une grave crise sécuritaire et à des affrontements opposant les forces gouvernementales à la coalition Alliance Fleuve Congo (AFC/M23).
Certains analystes estiment que le maintien du projet de révision de la Constitution dans le contexte actuel risque d’aggraver les divisions internes et de fragiliser la stabilité politique que le pays tentait de consolider après les dernières élections.
Si les partisans du pouvoir soutiennent que la révision de la Constitution relève d’un droit démocratique et que le peuple doit pouvoir s’exprimer sur la gouvernance du pays, les opposants à l’UDPS accusent quant à eux le parti au pouvoir d’utiliser les institutions étatiques et son influence politique d’une manière susceptible de porter atteinte aux principes démocratiques.
Certains observateurs considèrent également que les campagnes de mobilisation populaire en faveur des changements constitutionnels pourraient constituer une stratégie préparatoire à un nouveau projet politique susceptible de créer davantage de tensions avant les prochaines échéances électorales.
À l’approche du 05/06/2026, l’attention des Congolais ainsi que de la communauté internationale reste tournée vers le déroulement de cette marche et les conséquences qu’elle pourrait avoir sur l’avenir politique de la RDC, dans un contexte marqué par de profondes mutations et des divergences persistantes entre les différentes forces politiques du pays.






