Trois personnes blessées lors de troubles liés à la désignation du chef coutumier de Bayoro
Minembwe Capital News (MCN)
Trois personnes ont été blessées le dimanche 04/10/2026, lorsque les forces de sécurité sont intervenues pour disperser des troubles survenus dans la localité de Mulongo, dans le territoire de Nyunzu, province du Tanganyika, en République démocratique du Congo (RDC).
Ces troubles sont survenus alors que certains habitants ainsi que des responsables de familles coutumières contestaient la désignation de Nicolas Kabogo Sango comme nouveau chef de la chefferie de Bayoro.
Pourquoi les habitants se sont-ils affrontés ?
Les tensions ont commencé lorsque certains habitants et membres de familles coutumières ont exprimé leur opposition à la désignation de Nicolas Kabogo Sango à la tête de la chefferie de Bayoro.
Selon les autorités du territoire de Nyunzu, les forces de sécurité ont été alertées après des informations faisant état d’un rassemblement de personnes sur le lieu où devait se tenir la cérémonie d’installation du nouveau chef. Certains participants étaient munis d’arcs et de machettes, dans le but d’empêcher la tenue de cette cérémonie.
Les forces de sécurité, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), sont alors intervenues pour disperser les personnes rassemblées, en faisant usage d’armes à feu.
Au cours de ces affrontements, trois personnes ont été blessées, selon des informations recueillies auprès de personnes vivant dans cette zone.
Les raisons du rejet du nouveau chef
Les personnes opposées à la désignation de Nicolas Kabogo Sango affirment que celui-ci n’est pas issu de l’une des deux familles qui se succèdent traditionnellement à la tête de la chefferie de Bayoro.
Ina Banza, chargée de la protection et de la préservation des traditions coutumières dans cette région, indique que cette responsabilité revient traditionnellement aux familles Mume Katombe et Leya Katombe.
Selon les opposants à la désignation de Kabogo Sango, le fait qu’il ne soit issu d’aucune de ces deux familles constitue l’une des principales raisons de leur opposition à la cérémonie d’installation.
La société civile critique l’intervention des forces armées
L’intervention des FARDC dans ce conflit lié à la chefferie coutumière a suscité des réactions parmi les représentants de la population ainsi que les organisations de la société civile opérant à Nyunzu.
François Luhunga, porte-parole de la société civile représentant les habitants de Nyunzu, a estimé que le recours aux forces armées dans cette affaire n’était pas approprié.
Il a déclaré : « Dans une question relevant des coutumes traditionnelles, l’administrateur du territoire ne devait pas faire intervenir des militaires pour disperser la population avant même l’installation de son chef. »
La société civile a demandé aux autorités de la province du Tanganyika ainsi qu’au gouvernement central de s’impliquer dans la résolution pacifique de cette situation, afin de rechercher une solution consensuelle entre les deux parties, fondée sur la loi et les traditions coutumières locales.
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