Violents affrontements de nouveau signalés entre deux factions des Wazalendo à Lubutu
De violents affrontements ont de nouveau éclaté entre deux groupes armés appartenant aux Wazalendo dans la localité de Lubutu, située dans la province du Maniema, à environ 245 kilomètres de la ville de Kisangani. Les combats ont commencé le samedi 06/06/2026 et se sont poursuivis jusqu’au dimanche, provoquant une vive inquiétude au sein de la population, dont de nombreux habitants ont commencé à fuir leurs domiciles vers des zones jugées plus sûres.
Des sources locales indiquent que ces affrontements opposent un groupe dirigé par un certain Mando, qui bénéficierait du soutien et de l’appui des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à un autre groupe dirigé par Bukuyu, qui se fait appeler « général » et serait originaire du territoire de Lubutu.
Les habitants de Lubutu rapportent que depuis le début des combats, des tirs d’armes légères et lourdes ont été entendus dans plusieurs zones périphériques de la localité, semant la panique au sein de la population. Beaucoup ont été contraints de fuir afin de sauver leur vie. À ce stade, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué concernant d’éventuelles pertes humaines ou des blessés, mais des sources administratives locales indiquent que plusieurs activités économiques et sociales sont fortement perturbées par l’insécurité.
Bien que les causes exactes de ces affrontements n’aient pas été officiellement clarifiées par les parties impliquées, des informations recueillies auprès de la population et de certains responsables locaux du Maniema suggèrent l’existence de tensions liées au contrôle et à la direction des groupes Wazalendo, ainsi qu’à des intérêts économiques supposément liés à des activités illicites. Des divergences prolongées autour de la gestion des ressources et de l’autorité au sein de ces groupes armés seraient à l’origine de cette escalade de violence.
Ce n’est pas la première fois que Mando et Bukuyu s’affrontent. En avril 2025 déjà, de violents combats avaient opposé ces deux chefs, entraînant le déplacement massif de populations vers d’autres zones du Maniema en raison de l’insécurité. Des tentatives de médiation avaient été entreprises par la suite, mais il apparaît que les tensions n’ont jamais été totalement résolues.
Ce lundi matin, de nombreux habitants, notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été aperçus fuyant vers la ville de Kisangani et d’autres localités situées le long de l’axe routier Lubutu–Kisangani. Plusieurs d’entre eux expriment la crainte que les affrontements se prolongent ou s’intensifient dans les jours à venir.
Les observateurs estiment que ce type de conflits entre factions armées reste un problème majeur dans l’est de la RDC, où de nombreux groupes opèrent dans différentes zones et s’affrontent régulièrement pour des intérêts liés au contrôle territorial, à la gestion des ressources ou à l’exploitation des richesses naturelles.
À l’heure de la rédaction de cet article, aucune autorité gouvernementale congolaise ni source militaire des FARDC n’avait encore communiqué de bilan officiel ni annoncé de mesures concrètes pour mettre fin à ces affrontements. Sur le terrain, la situation demeure tendue et la population appelle à une intervention urgente afin de garantir la protection des civils.
Les combats de Lubutu entre les deux factions Wazalendo dirigées par Mando et Bukuyu illustrent une fois de plus la persistance de l’insécurité dans plusieurs zones de l’est de la République démocratique du Congo. Alors que les populations continuent de fuir en grand nombre, tous les regards restent tournés vers les autorités afin de voir si des mesures rapides seront prises pour faire cesser les hostilités et protéger les civils en danger.






