AFC/M23 accuse les FARDC et leurs alliés d’avoir mené des attaques contre des civils dans la région de Minembwe
Ce dimanche 26 avril 2026, la direction de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a déclaré que, dans la nuit de samedi à dimanche, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en collaboration avec l’armée burundaise, ont mené de violentes attaques à l’aide de drones dans les zones de Minembwe, en particulier à Gakenke, Mikenge et dans les localités environnantes.
Ces informations ont été communiquées par le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, qui a indiqué que ces attaques ont duré plusieurs heures et ont principalement visé des zones densément peuplées. Il a souligné qu’elles ont été menées à l’aide de drones militaires, notamment des drones dits « kamikazes » ainsi que d’autres aéronefs sans pilote.
L’AFC/M23 affirme que ces actions constituent une nouvelle violation du cessez-le-feu établi dans le cadre des pourparlers de paix, estimant qu’elles traduisent un manque de volonté de la part du gouvernement de Kinshasa de résoudre le conflit par des moyens diplomatiques.
Cette déclaration intervient alors que des informations récentes publiées par les FARDC accusent également l’AFC/M23 d’avoir lancé des attaques dans plusieurs zones du Sud-Kivu. Toutefois, d’autres sources indiquent que les affrontements seraient initiés par les forces gouvernementales, l’AFC/M23 répliquant dans un cadre de légitime défense. Cela souligne la nécessité de traiter avec prudence les informations provenant des différentes parties.
Minembwe et d’autres zones du Sud-Kivu restent des foyers d’affrontements opposant plusieurs acteurs, notamment :
- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC)
- La coalition AFC/M23/MRDP-Twirwaneho
- L’armée burundaise
- Des groupes armés, dont les Wazalendo et les FDLR
Diverses sources indiquent que ce conflit se caractérise par un recours accru à des technologies modernes, en particulier les drones, largement utilisés par les forces gouvernementales.
Au cours des derniers mois, on a notamment observé :
- Des attaques de drones visant Minembwe et ses environs, accompagnées d’intenses combats entre les deux camps
À ce jour, la situation demeure préoccupante et confuse :
- Les combats se poursuivent malgré les pourparlers de paix tenus en Suisse
- Les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu
- L’utilisation des drones comme arme de guerre suscite de vives inquiétudes pour la sécurité des civils
- Des craintes persistent quant à une extension du conflit à l’ensemble de la région des Grands Lacs
Par ailleurs, des informations internationales indiquent que même lorsque des accords de cessez-le-feu sont conclus, ils sont souvent violés, entraînant une reprise ou une intensification des combats.
Les développements récents montrent que le conflit entre le gouvernement de Kinshasa et la coalition AFC/M23 continue de s’intensifier plutôt que de s’atténuer. Le recours aux drones et les accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu contribuent à éroder davantage les perspectives de paix.
Toutefois, une solution durable dépendra de la volonté politique des parties, de la poursuite de négociations approfondies et de la cessation des opérations militaires visant les populations civiles.






