AFC/M23 : « Personne ne nous chassera du territoire du Congo » – L’organisation affirme que les habitants de Minembwe disposent de droits pleins et entiers sur leur pays
Alors que les pourparlers de paix et les opérations militaires se poursuivent simultanément dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), la coalition Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a déclaré qu’elle n’avait aucune intention de se retirer du territoire congolais. Elle affirme que ses membres sont des Congolais disposant de droits pleins et entiers sur leur pays, au même titre que tous les autres citoyens.
Dans un communiqué publié à la fin de la semaine dernière, la direction de l’AFC/M23 a affirmé que l’histoire de la République démocratique du Congo montre que les populations ayant des origines et des racines sur leur territoire ne peuvent être considérées comme étrangères à leur propre pays ni être contraintes de le quitter pour des raisons politiques.
Cette coalition souligne que, depuis l’époque du Royaume du Kongo jusqu’à la République démocratique du Congo actuelle, les populations ont continué à préserver leur histoire, leur culture et leurs liens avec leur pays, malgré les changements successifs de régimes et les accusations persistantes visant certaines communautés.
L’AFC/M23 estime que la crise congolaise ne peut être résolue par l’exclusion de certaines populations ni par la privation de leurs droits, mais qu’elle doit reposer sur le respect mutuel, l’égalité et la pleine citoyenneté de tous les habitants.
Dans son message, l’AFC/M23 met particulièrement en avant la situation à Minembwe, affirmant que les populations locales continuent de faire face à des périodes difficiles marquées par les conflits et les violences, tout en refusant de quitter leur territoire ou de perdre l’espoir d’un avenir meilleur.
La coalition indique que les habitants des hauts plateaux de Minembwe continuent de manifester leur volonté de survivre et de préserver leur histoire ainsi que leurs droits, malgré ce qu’elle décrit comme des périodes prolongées de discrimination, de marginalisation et d’atteintes sécuritaires à leur encontre.
L’AFC/M23 réaffirme que les populations ayant un lien profond avec leur territoire ne peuvent être effacées de l’histoire ni dépossédées de leur pays par la force militaire.
Dans son communiqué, la coalition accuse également les autorités du président Félix Tshisekedi de collaborer avec des groupes armés tels que les FDLR, les Wazalendo, ainsi que des mercenaires étrangers, affirmant que ces forces seraient utilisées dans des opérations visant des populations de l’Est du Congo.
Elle soutient que le recours à ces groupes et la marginalisation de certaines communautés risquent d’aggraver les tensions et de prolonger les conflits au lieu de les résoudre.
L’AFC/M23 explique que le pays ne se limite pas à des frontières tracées sur une carte, mais qu’il est défini par ses populations, son histoire, sa culture, ses langues, ses traditions, les tombes de ses ancêtres et l’espoir des générations futures.
Elle affirme que les populations ayant un lien profond avec leur terre ne peuvent en être privées pour des raisons politiques, car ce lien repose sur la dignité, les valeurs et l’histoire commune.
Enfin, l’AFC/M23 conclut que la paix durable en République démocratique du Congo ne pourra pas être obtenue par la coercition ou l’exclusion de citoyens en raison de leurs origines, mais qu’elle devra reposer sur le respect des droits humains, la protection des civils et l’égalité des chances devant la loi pour tous.
La coalition affirme que les populations de l’Est du Congo, y compris celles de Minembwe, continueront de considérer leur pays comme un héritage commun et qu’elles ne céderont pas à la privation de leur citoyenneté ni de leur droit à vivre dans la sécurité et la dignité.
Cet article se base sur une déclaration de l’AFC/M23. Son contenu reflète les positions de cette coalition et peut ne pas être partagé par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) ou d’autres parties concernées.






