Attaques des FARDC et de leurs alliés à Mulenge : les FARDC et leurs partenaires relancent des offensives à Mikenke et dans d’autres localités habitées par les Banyamulenge
Des informations en provenance des hauts plateaux de Mulenge, dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), indiquent que la coalition des forces gouvernementales a de nouveau lancé des attaques dans des zones habitées par les Banyamulenge, notamment à Mikenke, Kalingi, Bidegu et Kalongi.
Selon des sources locales, les affrontements ont débuté dans la matinée de ce jeudi 14/05/2026, lorsque la coalition composée des FARDC, de l’armée burundaise, des groupes Wazalendo ainsi que des combattants des FDLR a lancé des offensives contre plusieurs villages habités par les Banyamulenge. Cette situation aurait poussé les combattants du MRDP-Twirwaneho à intervenir afin d’assurer la protection des civils.
Des informations jugées fiables en provenance de la région indiquent que les combats demeurent particulièrement violents dans l’ensemble de ces localités, même si certaines sources rapportent que la coalition des forces soutenues par Kinshasa aurait été repoussée dans plusieurs zones où les affrontements ont eu lieu.
Les habitants de la région affirment que ces attaques se poursuivent presque quotidiennement. La veille déjà, des combats avaient été signalés dans les secteurs de Bidegu, Kalongi et Kalingi. Malgré les tentatives de réorganisation des forces gouvernementales, plusieurs sources locales soutiennent qu’elles auraient de nouveau été repoussées par le MRDP-Twirwaneho.
Cette nouvelle vague de violences ravive les inquiétudes concernant la sécurité des Banyamulenge vivant dans les hauts plateaux de Minembwe et de Mulenge en général, une région marquée depuis plusieurs années par des conflits armés, l’activisme de groupes armés ainsi que des tensions liées aux questions identitaires et foncières.
Des observateurs de la situation dans l’est de la RDC estiment que les Banyamulenge continuent d’exprimer leurs préoccupations face à ce qu’ils considèrent comme une politique de Kinshasa les traitant comme des citoyens de seconde zone, une situation qui, selon eux, alimente les tensions entre les différentes parties.
Du côté du gouvernement du président Félix Tshisekedi, les autorités de Kinshasa soutiennent régulièrement que les opérations militaires menées dans cette région visent à neutraliser les groupes armés et à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, les opposants au gouvernement ainsi que les acteurs proches des Banyamulenge affirment que ces opérations ciblent fréquemment les populations civiles de cette communauté, avec de lourdes conséquences humanitaires.
Les violences et les conflits armés dans les zones habitées par les Banyamulenge sont signalés depuis plus d’une décennie dans l’est de la RDC. Durant cette période, de nombreux civils ont perdu la vie, d’autres ont été contraints de fuir leurs villages, tandis que les infrastructures et les biens de la population ont subi d’importants dégâts.
Des sources locales indiquent également que de nombreuses habitations ont été détruites ou incendiées, alors que l’élevage — considéré comme le pilier principal de l’économie des Banyamulenge — a subi d’importantes pertes. Plusieurs informations font état de milliers de têtes de bétail pillées au cours des années de conflit, des actes attribués aux éléments des FARDC, aux groupes Wazalendo ainsi qu’aux FDLR.
Les organisations de défense des droits humains continuent d’appeler à la mise en place d’un dialogue politique ainsi qu’à une solution durable pour résoudre la crise sécuritaire dans les hauts plateaux de Minembwe, dans le but de protéger les populations civiles et de mettre fin aux déplacements forcés ainsi qu’aux violences récurrentes dans cette région.
Alors que les combats se poursuivent, les habitants de ces localités affirment vivre dans une peur permanente, tandis que de nombreuses inquiétudes subsistent quant à une possible aggravation de la situation sécuritaire si les parties en conflit ne parviennent pas à engager un processus de dialogue et de paix durable.






