C64 : Après son déplacement au Burundi, une nouvelle mission de la coalition vers un autre pays est évoquée
MINEMBWE CAPITAL NEWS
Alors que la République démocratique du Congo (RDC) demeure confrontée à une crise politique et sécuritaire persistante, plusieurs informations circulant dans les médias et les milieux politiques indiquent que la coalition de l’opposition C64 envisagerait une nouvelle mission à Oyo, en République du Congo, ville de résidence du président Denis Sassou Nguesso.
À ce stade, aucune déclaration officielle émanant des parties concernées ne confirme la tenue de cette visite. Toutefois, certains responsables de la coalition continuent d’évoquer cette éventualité dans leurs interventions médiatiques.
Ces informations interviennent quelques jours après les échanges tenus à Bujumbura entre les dirigeants du C64 et le président burundais Évariste Ndayishimiye. Les discussions avaient principalement porté sur la recherche d’une solution politique et sécuritaire durable pour la RDC à travers un dialogue inclusif réunissant l’ensemble des acteurs concernés. À l’issue de cette rencontre, le C64 avait annoncé le report des manifestations qu’il prévoyait afin de donner une chance au processus de dialogue.
Selon la coalition, son objectif demeure l’organisation d’un dialogue politique inclusif portant notamment sur la situation sécuritaire dans l’est du pays, la gouvernance, l’économie, les conditions de vie de la population ainsi que le respect de la Constitution. Le C64 a accordé aux autorités congolaises un délai courant jusqu’au 15 août 2026 pour convoquer officiellement ces consultations. À défaut, la coalition affirme qu’elle se réserve le droit d’engager d’autres actions politiques, notamment l’organisation de manifestations pacifiques.
Bien que les rumeurs concernant une éventuelle mission à Oyo continuent d’alimenter les débats, plusieurs analystes estiment que, si elle venait à se concrétiser, cette initiative pourrait viser à solliciter la médiation d’un autre dirigeant influent de la région afin de soutenir le processus de dialogue politique et de contribuer à l’apaisement des tensions entre le pouvoir et l’opposition. Néanmoins, il convient de souligner qu’à ce jour, ni le C64 ni la présidence de Denis Sassou Nguesso n’ont confirmé officiellement cette information.
De son côté, le président Félix Tshisekedi a récemment déclaré qu’il restait disposé à soutenir un dialogue politique associant les différentes parties prenantes, tout en insistant sur le fait que celui-ci devait se dérouler dans le strict respect des institutions de la République et de la Constitution. Cette position fait suite aux échanges qu’il a eus avec les responsables de la CENCO et de l’ECC, lesquels ont plaidé en faveur d’un dialogue politique pour éviter une aggravation des tensions.
Pour leur part, les partis de l’opposition estiment que les déclarations de principe ne suffisent plus et attendent des actes concrets, notamment la convocation officielle du dialogue ainsi que la mise en œuvre de mesures susceptibles de restaurer la confiance entre les différentes parties. Ils réaffirment également leur opposition à toute initiative qui viserait, selon eux, à modifier la Constitution afin de prolonger le mandat du chef de l’État.
Alors que l’attention reste focalisée sur la possibilité d’une mission du C64 à Oyo et sur les décisions que prendra le pouvoir de Kinshasa avant l’échéance du 15 août 2026, de nombreux observateurs estiment que les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour l’avenir du dialogue politique et des relations entre le président Félix Tshisekedi et l’opposition congolaise.





