« C’est une grave erreur » — Tibor Nagy dévoile ses regrets sur l’accession de Tshisekedi au pouvoir en 2018
L’ancien Secrétaire d’État adjoint des États-Unis chargé des Affaires africaines, Tibor Nagy, a tenu des propos forts exprimant ses regrets concernant la décision prise par les États-Unis en 2018 de reconnaître Félix Antoine Tshisekedi comme vainqueur de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC).
Il s’exprimait lors d’une interview accordée à Marius Muhunga, au cours de laquelle il a également soulevé des préoccupations liées à l’orientation politique de certains dirigeants africains, notamment en ce qui concerne les tentatives potentielles de maintien au pouvoir par des modifications constitutionnelles.
Tibor Nagy a estimé qu’on observe une répétition de l’histoire sur le continent africain, où certains dirigeants seraient tentés de prolonger leur mandat en modifiant les Constitutions.
Il a déclaré :
« C’est très préoccupant lorsque l’histoire se répète, lorsque nous voyons un président chercher à modifier la Constitution afin de rester au pouvoir. »
Ces propos ont suscité de vives réactions sur la scène internationale, notamment en ce qui concerne la gouvernance en RDC et son rapport aux principes démocratiques, en particulier le respect des limites constitutionnelles des mandats présidentiels.
Bien que Tibor Nagy n’ait présenté aucune preuve concrète d’un projet de modification constitutionnelle en RDC, ses déclarations s’inscrivent dans un contexte plus large de préoccupations récurrentes relatives à la gouvernance dans la région des Grands Lacs, où la question de la limitation des mandats reste un sujet sensible et controversé.
Certains analystes estiment que ces remarques pourraient relancer le débat sur la gouvernance du président Félix Tshisekedi, notamment en matière de consolidation démocratique, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit.
Parallèlement à ces débats diplomatiques, la situation sécuritaire reste préoccupante dans l’est de la RDC.
Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu continuent d’être le théâtre d’affrontements entre les forces gouvernementales, la coalition Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) ainsi que le MRDP-Twirwaneho.
Des habitants rapportent :
- des déplacements massifs de populations fuyant les combats
- une paralysie des activités commerciales dans plusieurs zones
- des opérations militaires continues visant à rétablir la sécurité
Malgré les assurances du gouvernement congolais affirmant travailler au rétablissement de la paix, l’insécurité persistante dans l’est du pays demeure un obstacle majeur au développement et à la stabilité des populations.
L’ensemble de ces éléments, combinés aux déclarations de Tibor Nagy, met en lumière la pression internationale croissante sur la gouvernance en RDC, notamment en ce qui concerne :
- le respect de la Constitution
- la lutte contre toute tentative de maintien prolongé au pouvoir
- la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est
Les observateurs de la scène internationale estiment que la RDC se trouve à un moment charnière, entre espoir de consolidation démocratique et défis persistants liés à la sécurité et à la gouvernance.
Les propos de Tibor Nagy ravivent ainsi les débats internationaux sur la trajectoire politique de la RDC et l’avenir de son système de gouvernance. Alors que l’est du pays continue de faire face à une grave instabilité sécuritaire, la pression sur les autorités du président Félix Tshisekedi ne cesse de s’intensifier, tant sur le plan national qu’international.






