Le Président Ndayishimiye Surprend en Déclarant qu’il Apprend Encore à Gouverner Après Plus d’un Mandat au Pouvoir
Le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a tenu des propos qui ont suscité de nombreux débats et réactions parmi les responsables politiques, les analystes ainsi que les citoyens, en affirmant qu’après six années passées à la tête du pays, il estime seulement maintenant avoir pleinement compris comment promouvoir le développement national et assurer une bonne gouvernance.
Il a fait cette déclaration le 19 juin 2026, lors d’une cérémonie d’action de grâce marquant ses six années au pouvoir, organisée dans la province de Buhumuza. Le président Ndayishimiye a expliqué que toute la période écoulée depuis son accession à la présidence en juillet 2020 lui avait servi d’apprentissage afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’État. Il affirme qu’il dispose désormais des connaissances et des capacités nécessaires pour diriger le pays de manière plus efficace.
Dans son discours, le chef de l’État a indiqué que ces six années de mandat avaient constitué pour lui une véritable école de formation lui permettant de mieux saisir les mécanismes du développement national.
Il a déclaré :
« Avant ces six années, je vous avais dit que je ne faisais encore rien parce que j’étais en train d’apprendre. Aujourd’hui, j’ai obtenu mon diplôme et j’ai compris comment développer le pays. »
Il a poursuivi en expliquant qu’il pensait auparavant que le développement du Burundi dépendait principalement de l’aide extérieure. Cependant, l’expérience acquise au sein de l’appareil d’État lui aurait permis de comprendre que le pays doit bâtir son développement sur ses propres capacités et sur la productivité de sa population.
Ces déclarations interviennent alors que le Burundi continue de faire face à d’importantes difficultés économiques, notamment la pénurie de produits pétroliers, le manque de devises étrangères, la hausse des prix sur les marchés ainsi que divers obstacles affectant le commerce international.
Certains analystes estiment que reconnaître que ces six années ont constitué une période d’apprentissage peut être perçu comme un acte de sincérité, admettant que la gestion d’un État exige de l’expérience et une compréhension approfondie des réalités nationales. D’autres, en revanche, considèrent ces propos comme contestables, dans la mesure où un président est investi de ses responsabilités dès son entrée en fonction.
Plusieurs observateurs s’interrogent ainsi sur la manière dont un chef d’État ayant exercé le pouvoir pendant six ans peut affirmer qu’il vient seulement d’apprendre à gouverner, alors que la population lui a accordé sa confiance précisément pour répondre à ses préoccupations dès le début de son mandat.
Au cours des six dernières années, le bilan économique du gouvernement de Ndayishimiye a fait l’objet de nombreux commentaires. Bien que plusieurs programmes gouvernementaux aient été lancés afin d’accroître la production agricole, développer les infrastructures et encourager l’entrepreneuriat, une grande partie de la population continue d’exprimer ses inquiétudes face à la détérioration des conditions de vie.
La pénurie de carburant, le manque de devises étrangères et l’augmentation continue des prix des produits de première nécessité figurent parmi les principales difficultés évoquées durant la présidence de Ndayishimiye.
De son côté, le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, affirme que le pays a enregistré des progrès notables en matière de sécurité, d’augmentation de la production dans certains secteurs et de mise en œuvre des programmes de développement national.
Le président Ndayishimiye a déclaré qu’il dispose désormais de l’expérience et des compétences nécessaires pour résoudre les problèmes auxquels le pays est confronté et accélérer les programmes de développement. Cette affirmation conduit de nombreux observateurs à attendre de voir si les années à venir seront effectivement marquées par des changements concrets dans les conditions de vie de la population et dans l’économie nationale.
Pour les spécialistes de la politique burundaise, ses propos continuent d’alimenter le débat sur la responsabilité des dirigeants après plusieurs années au pouvoir, ainsi que sur la manière dont les citoyens évaluent l’action gouvernementale à travers les résultats obtenus.
La déclaration du président Évariste Ndayishimiye selon laquelle les six dernières années ont constitué une période d’apprentissage peut être interprétée de deux façons. D’un côté, elle peut être perçue comme la reconnaissance que la direction d’un État est une mission complexe nécessitant du temps pour comprendre en profondeur les défis du pays. De l’autre, elle peut susciter des inquiétudes chez les citoyens qui attendent des solutions concrètes aux problèmes économiques et sociaux, six années représentant déjà une période significative dans la gestion d’un État.
La suite dépendra de la capacité du gouvernement de Ndayishimiye à transformer ces déclarations en résultats tangibles, notamment en matière de croissance économique, de création d’emplois, de résolution de la crise des produits pétroliers et d’amélioration du pouvoir d’achat de la population. Pour l’heure, ses propos continuent de susciter des débats au Burundi et dans la région, où beaucoup se demandent si, après six années de pouvoir, la véritable phase de son action gouvernementale ne commencerait que maintenant.





