Minembwe replonge dans une période critique après des attaques ayant blessé des civils et endommagé des habitations
Des informations en provenance des hauts plateaux de Mulenge, particulièrement dans les zones de Minembwe, indiquent que les affrontements et l’insécurité continuent de s’intensifier. Des attaques menées à l’aide de drones auraient visé des zones habitées par des Banyamulenge dans la localité de Rundu.
Selon ces mêmes sources, ces attaques auraient été menées par une coalition composée des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée burundaise ainsi que par des groupes armés, dont les Wazalendo et les FDLR.
Les informations recueillies indiquent que, de la matinée jusqu’en soirée, plusieurs drones auraient été utilisés pour mener des frappes dans différentes zones de Rundu, provoquant une vive inquiétude et un climat de peur au sein de la population civile.
Les habitants rapportent que ces affrontements ont été marqués par de fortes détonations d’armes lourdes et d’explosions, poussant de nombreux civils à fuir leurs domiciles afin de se mettre à l’abri.
Les mêmes sources précisent que ces attaques auraient causé d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de plusieurs habitations. Une femme banyamulenge âgée de 57 ans aurait également été blessée.
Un habitant de la région a déclaré :
« Depuis le matin jusqu’au soir, des drones se sont relayés dans le ciel pour bombarder plusieurs positions dans les zones de Rundu. »
Un autre résident a ajouté :
« Une femme a été blessée et plusieurs maisons ont été détruites à la suite de ces bombardements. »
Jusqu’à présent, aucune autorité officielle ni organisation indépendante n’a publié de rapport détaillé confirmant ou infirmant ces allégations. Toutefois, les habitants de la région affirment que la situation humanitaire et sécuritaire continue de se détériorer, tandis que plusieurs familles poursuivent leur déplacement par crainte de nouvelles attaques.





