RDC : Le C64 hausse le ton et conditionne le dialogue politique à l’abandon du projet de révision constitutionnelle de Tshisekedi
Minembwe Capital News
La plateforme de l’opposition C64 exige un climat politique apaisé avant l’ouverture de tout dialogue national et accuse le projet de modification de la Constitution de renforcer les tensions dans le pays.
La plateforme politique C64 a durci sa position concernant l’avenir du processus politique en République démocratique du Congo. Réunie à Bujumbura, à l’issue d’une rencontre organisée sur invitation du président burundais, l’organisation a affirmé qu’un véritable dialogue politique ne pourrait être engagé que si le président congolais Félix Tshisekedi renonce définitivement au projet de révision constitutionnelle.
Dans une déclaration rendue publique après cette rencontre, les responsables du C64 ont indiqué qu’ils restent favorables à l’ouverture d’un dialogue politique qu’ils souhaitent « sincère, inclusif et constructif », capable de réunir les différentes sensibilités politiques du pays autour des questions majeures qui préoccupent la nation.
Cependant, la plateforme estime que les conditions actuelles ne permettent pas l’instauration d’un climat de confiance, accusant le projet de modification de la Constitution de contribuer à alimenter les divisions et les tensions politiques en République démocratique du Congo.
Selon le C64, cette initiative portée par le pouvoir en place intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par de nombreux défis sécuritaires, notamment dans l’Est du pays, où les affrontements armés continuent d’avoir des conséquences importantes sur les populations civiles.
Les responsables de cette plateforme politique appellent ainsi à privilégier une approche basée sur la réconciliation nationale, le dialogue entre les acteurs politiques et la recherche de solutions consensuelles aux problèmes qui affectent le pays.
Une mobilisation annoncée contre la réforme constitutionnelle
Dans la continuité de ses revendications, le C64 a appelé ses partisans et la population congolaise à participer à une manifestation prévue le 22 juillet 2026 devant le Palais du Peuple, siège du Parlement congolais à Kinshasa.
Cette mobilisation vise, selon les organisateurs, à exprimer leur opposition au projet de révision constitutionnelle et à demander aux autorités de privilégier les priorités nationales, notamment la sécurité, la stabilité politique et l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
Un contexte politique et sécuritaire sous tension
La prise de position du C64 intervient alors que la RDC traverse une période marquée par de fortes tensions politiques et sécuritaires. Dans plusieurs zones de l’Est du pays, les violences liées aux conflits armés continuent de provoquer des déplacements de populations et d’aggraver la crise humanitaire.
Face à cette situation, plusieurs acteurs politiques et sociaux appellent à une solution basée sur le dialogue et la concertation afin de restaurer la stabilité nationale.
Pour le C64, les orientations politiques actuelles du président Félix Tshisekedi, notamment le projet de révision constitutionnelle, risquent de compliquer davantage la recherche d’un consensus national et de fragiliser le processus de réconciliation.
La position du gouvernement Tshisekedi
De son côté, le pouvoir du président Félix Tshisekedi soutient que les réformes envisagées s’inscrivent dans une logique de modernisation des institutions, d’amélioration de la gouvernance et d’adaptation du cadre institutionnel aux réalités actuelles de la République démocratique du Congo.
Alors que le débat reste ouvert, les prochains jours pourraient être déterminants pour l’évolution du paysage politique congolais. Les observateurs appellent les différentes parties à privilégier les voies pacifiques, le respect des institutions et le dialogue afin d’éviter une nouvelle escalade des tensions dans le pays.






