Un récit alarmant sur l’axe Kipupu–Uvira
Dans l’est de la République démocratique du Congo, une région en proie depuis de nombreuses années à une insécurité persistante, un nouvel incident préoccupant vient renforcer l’inquiétude des populations, en particulier des commerçants et des voyageurs empruntant l’axe reliant Kipupu, dans le groupement de Mibunda, à Uvira. Des informations jugées fiables et parvenues à Minembwe Capital News indiquent que des éléments des FARDC (Forces armées de la RDC), appuyés par des militaires burundais, sont accusés d’avoir dépouillé des civils en déplacement pour des activités commerciales.
Les faits se seraient déroulés dans la localité de Cyohagati, située dans le secteur d’Itombwe, territoire de Mwenga. Des habitants appartenant notamment aux communautés Babembe et Bashi, connus pour leurs activités de petit commerce, se rendaient à Uvira avec l’espoir de voyager en sécurité, étant escortés par des militaires censés assurer leur protection.
Cependant, selon des témoignages concordants, cette confiance s’est rapidement transformée en désillusion lorsque ces mêmes militaires se seraient retournés contre eux, les attaquant et les dépouillant de leurs biens.
Des informations détaillées précisent que l’incident s’est produit à Cyohagati, non loin de Ndondo, à quelques kilomètres d’Uvira. Les victimes affirment avoir été prises en embuscade, leurs bagages, leur argent ainsi que divers objets de valeur ayant été confisqués de force.
Un témoin direct de l’événement a déclaré : « Les voyageurs en provenance de Kipupu et à destination d’Uvira ont été dépouillés hier, le 20/04/2026, par des éléments des FARDC et des militaires burundais. »
Cet incident ravive les inquiétudes des populations locales, en particulier des commerçants qui parcourent cette route à pied. Certains dénoncent une dégradation continue de la situation sécuritaire, où ceux censés protéger les civils deviennent eux-mêmes des acteurs d’exactions.
Dans l’histoire récente du secteur d’Itombwe, les problèmes d’insécurité ne sont pas nouveaux. La région est depuis longtemps marquée par des actes de pillage et des violences contre les civils, souvent attribués à certains éléments des forces armées et à leurs alliés. Le fait que ces accusations visent également des forces étatiques, en collaboration avec des troupes étrangères, risque d’éroder davantage la confiance des populations envers les institutions de sécurité.
Des observateurs estiment que de tels actes pourraient avoir des conséquences graves sur les activités commerciales et les conditions de vie des habitants, en particulier ceux qui dépendent des échanges entre différentes localités pour subsister.
À ce stade, aucune autorité militaire ou gouvernementale ne s’est encore exprimée sur ces allégations. Les populations appellent toutefois à l’ouverture d’une enquête approfondie, à la mise en place de mesures efficaces pour protéger les civils, ainsi qu’à des poursuites judiciaires contre les militaires impliqués dans ces abus.
Ce récit met une fois de plus en lumière la vulnérabilité persistante des populations dans certaines régions du pays, où la confiance envers les forces censées assurer leur sécurité demeure profondément ébranlée.






