Une journée exceptionnelle à Kinshasa : comment le programme de “Ville Morte” a été suivi dans différentes zones de la capitale
Les informations recueillies dans la matinée de ce jour indiquent que de nombreux habitants ont choisi de rester chez eux, tandis que plusieurs commerces, marchés et entreprises n’ont pas ouvert comme à leur habitude, contrairement aux jours ordinaires.
Dans le quartier de Lemba, notamment sur les axes connus sous les noms de Station Salongo, Kihimbi et Sous-Région, un très faible nombre de passagers a été observé. Les véhicules de transport en commun étaient très rares, tandis que les motos-taxis tentaient de faciliter le déplacement des habitants ayant des activités essentielles.
Les habitants visibles dans les rues et les espaces publics étaient très peu nombreux, ce qui témoigne du fait que le message appelant à la participation à cette journée de “Ville Morte” a été largement suivi par une grande partie de la population.
La situation était similaire à Limete. Bien que certains motocyclistes aient décidé de transporter les passagers gratuitement afin d’encourager la mobilité, très peu de citoyens ont été aperçus dans les rues. Aux principaux carrefours, notamment sur les avenues 12, 7 et 1, la fréquentation était nettement inférieure à la normale.
Au marché de Zigida, situé sur le boulevard Sendwe, quelques boutiques ont ouvert leurs portes, mais les activités commerciales sont restées très limitées. Les grandes enseignes installées dans le bâtiment de la Poste n’ont pas ouvert durant les heures du matin.
De nombreux commerçants ont exprimé des inquiétudes liées à la sécurité, certains ayant préféré attendre l’évolution de la situation avant de reprendre leurs activités.
Selon certains analystes, lorsque de telles actions ne durent qu’une seule journée, elles ne provoquent généralement pas de pertes économiques majeures. Toutefois, lorsqu’elles se prolongent ou sont largement suivies, elles peuvent avoir un impact significatif sur l’économie de Kinshasa, qui constitue le principal centre commercial de la République démocratique du Congo (RDC).
Afin de prévenir d’éventuels troubles ou des actes susceptibles de perturber l’ordre public, les forces de sécurité ont renforcé leur présence en déployant davantage de policiers et de militaires dans les zones jugées sensibles de la ville de Kinshasa.
Sur les principaux axes routiers, notamment le boulevard Lumumba, le boulevard Sendwe et le boulevard Triomphal, très peu de véhicules ont été observés par rapport à la normale, tandis que des policiers et des militaires étaient positionnés à différents endroits pour surveiller la situation.
Le gouvernement de la RDC avait auparavant annoncé que les activités nationales se poursuivraient normalement, appelant la population à ne pas se laisser entraîner dans des actions susceptibles de perturber la paix et la sécurité publique.
Ce programme de “Ville Morte” a été annoncé par des partis de l’opposition dans le but d’exprimer leur désaccord avec la gestion du pouvoir en place par le président Félix Tshisekedi, notamment en ce qui concerne les problèmes sécuritaires persistants dans l’est du pays, la hausse du coût de la vie ainsi que les enjeux politiques actuellement débattus.
Les organisateurs de cette initiative affirment qu’il s’agit d’un moyen démocratique d’exprimer leurs opinions et de réclamer des changements dans la gouvernance du pays.
Jusqu’aux premières heures de la matinée de ce 03 juin 2026, les observations indiquaient que le programme de “Ville Morte” avait été largement suivi dans plusieurs zones de Kinshasa, bien que certaines activités aient continué à fonctionner de manière réduite.
Les principales artères n’affichaient pas leur habituel flux de circulation, les transports en commun étaient rares et la majorité des activités commerciales étaient à l’arrêt. Toutefois, aucune information faisant état de troubles majeurs ou d’incidents sécuritaires n’avait été signalée à ce stade.
Les analystes continuent de suivre de près l’évolution de la situation afin d’évaluer l’impact réel de cette journée de “Ville Morte” sur la population, l’économie et les conditions de vie générales dans la capitale de la RDC, Kinshasa.






