Le Député Iracan Condamne les Propos du Président Tshisekedi et Demande des Clarifications sur une Déclaration Controversée
Alors que le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, poursuit ses rencontres avec la diaspora congolaise à travers le monde, des propos qu’il a récemment tenus lors d’un échange avec des Congolais vivant aux États-Unis continuent de susciter de vives réactions dans les milieux politiques et sociaux du pays.
Le député national Gratien Iracan, l’une des figures politiques bien connues en RDC, a exprimé son mécontentement à l’égard du langage utilisé par le Président Tshisekedi lors de son intervention devant la communauté congolaise de Houston, au Texas, à l’issue du match ayant opposé les sélections nationales de la RDC et du Portugal.
Dans sa déclaration, M. Iracan a estimé que l’emploi du terme « chien » par le Chef de l’État a provoqué une vive controverse et donné lieu à diverses interprétations au sein de l’opinion publique. Selon lui, quelle que soit la signification attribuée à ce mot, son utilisation n’est pas appropriée de la part d’un Président de la République.
Il a déclaré :
« Le Chef de l’État congolais a utilisé le terme “chien” dans son message adressé aux Congolais vivant aux États-Unis, à Houston, après le match entre le Portugal et la RDC. Quelle que soit l’interprétation qu’on lui donne, ce langage est inapproprié et ne correspond pas à la dignité de la fonction présidentielle. Il a déjà créé des divisions dans l’opinion publique. »
Ces déclarations interviennent alors que les réseaux sociaux et les débats politiques sont largement animés par des discussions sur la portée réelle de ces propos. Certains estiment qu’ils ont été mal interprétés ou sortis de leur contexte, tandis que d’autres considèrent qu’ils risquent d’alimenter les divisions et les tensions au sein de la société congolaise.
Le député Gratien Iracan a également appelé le Président Félix Tshisekedi à apporter des éclaircissements afin de dissiper toute ambiguïté née de cette déclaration. Selon lui, le pays traverse une période qui exige davantage de prudence, de retenue et de cohésion nationale plutôt que des propos susceptibles d’être perçus comme source de division.
Il a ajouté :
« Nous appelons le Président Félix Tshisekedi à lever toute ambiguïté autour de ces propos. La République démocratique du Congo a besoin d’unité et non de divisions. Nous rejetons tout discours susceptible d’opposer les citoyens. »
Des analystes politiques soulignent que les déclarations d’un Chef de l’État revêtent une importance particulière dans la conduite des affaires publiques et dans le renforcement de la confiance des citoyens envers les institutions. Ils estiment ainsi que chaque prise de parole présidentielle doit être soigneusement mesurée afin d’éviter des interprétations divergentes ou des controverses susceptibles d’affecter la cohésion sociale.
Cette polémique survient dans un contexte où la RDC continue de faire face à plusieurs défis majeurs, notamment l’insécurité dans certaines régions du pays, les difficultés économiques ainsi que les efforts visant à consolider l’unité nationale. De nombreux observateurs appellent ainsi les plus hautes autorités du pays à privilégier un discours rassembleur, capable de renforcer la confiance entre les institutions et la population.
À ce jour, le Président Félix Tshisekedi ainsi que son entourage officiel ne se sont pas encore exprimés sur les critiques formulées par le député Gratien Iracan ni sur les débats suscités par ces déclarations.







