RDC : Les veuves des militaires des FARDC intensifient leur mobilisation pour réclamer le respect de leurs droits
Le lundi 6 juillet 2026, la ville de Bunia, dans la province de l’Ituri, a été le théâtre d’une manifestation organisée par les veuves des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) décédés en service. Ces femmes sont descendues dans les rues pour exprimer leur indignation face aux retards persistants dans le paiement de leurs indemnités et autres prestations sociales, ainsi qu’à l’absence de reconnaissance effective de leurs droits en tant qu’ayants droit des militaires disparus.
Les manifestantes se sont rassemblées sur le Boulevard de la Libération, à proximité de l’agence de FirstBank, munies de pancartes portant des messages réclamant justice. Elles ont également entonné des chants et scandé des slogans dénonçant les longues années d’attente sans réponse satisfaisante de la part des autorités compétentes.
Selon les protestataires, depuis le décès de leurs époux, elles sont confrontées à de nombreuses difficultés administratives, notamment le traitement tardif de leurs dossiers et le non-paiement des indemnités ainsi que des autres avantages prévus pour les familles des militaires morts dans l’exercice de leurs fonctions.
Certaines d’entre elles ont confié à la presse qu’elles passent d’un service administratif à un autre depuis plusieurs années dans l’espoir de voir leurs dossiers aboutir, sans qu’aucune solution concrète ne leur ait été apportée à ce jour. Elles affirment que cette situation les plonge dans une grande précarité, rendant particulièrement difficile la prise en charge des besoins essentiels de leurs familles, notamment l’alimentation, la scolarisation des enfants et l’accès aux soins de santé.
Les veuves appellent les autorités compétentes de la République démocratique du Congo à considérer cette question comme une priorité, à accélérer le traitement de leurs dossiers et à garantir l’application effective de leurs droits conformément aux dispositions légales en vigueur.
Cette mobilisation remet en lumière les difficultés socio-économiques auxquelles restent confrontées de nombreuses familles de militaires tombés au front, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo, une région marquée depuis plusieurs années par l’insécurité persistante et les conflits armés.
Au moment de la rédaction de cet article, aucune déclaration officielle ni réponse des autorités n’avait encore été rendue publique concernant les revendications de ces veuves. Celles-ci affirment toutefois qu’elles poursuivront leurs démarches par des voies légales jusqu’à ce que leurs droits soient pleinement reconnus et effectivement respectés.






