RDC : Rien ne va plus — La politique congolaise entre dans une nouvelle phase, une action majeure susceptible de modifier le paysage du pouvoir du président Tshisekedi
Alors que les débats autour de la révision de la Constitution en République Démocratique du Congo (RDC) prennent une nouvelle ampleur, la coalition des partis politiques et organisations de la société civile connue sous le nom de C64, engagée dans la défense de la Constitution, a annoncé une journée de « Ville Morte » prévue pour le mercredi 03/06/2026.
Les responsables de cette plateforme ont déclaré que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’actions citoyennes visant à exprimer leur opposition à ce qu’ils qualifient de projet de modification de la Constitution, ainsi qu’à dénoncer ce qu’ils considèrent comme des signes pouvant entraîner une division du pays.
Dans leur communiqué, la C64 appelle la population à rester à domicile, à suspendre les activités commerciales et à réduire les activités quotidiennes afin de transmettre un message fort en faveur de la protection de la Constitution adoptée le 18/02/2006.
Les membres de cette coalition estiment que la Constitution constitue le fondement de l’unité nationale et du système démocratique construit au fil des années en RDC.
Selon eux, toute modification de ce texte fondamental doit être envisagée dans la transparence et sur la base d’un large consensus national. Ils expriment également leurs inquiétudes quant au risque que certaines réformes soient exploitées à des fins politiques.
La C64 affirme que l’opération « Ville Morte » constitue un moyen démocratique de faire entendre la voix des citoyens et de montrer qu’une partie de la population congolaise désapprouve l’orientation actuelle du pays.
À Kinshasa, des campagnes de sensibilisation en faveur de cette initiative ont déjà commencé à apparaître dans plusieurs quartiers de la capitale.
Les partisans de la C64 déclarent souhaiter que cette journée devienne un symbole fort de l’attachement au respect de la Constitution et aux principes républicains.
Par ailleurs, des messages circulent sur les réseaux sociaux appelant la population à participer à cette action dans le calme et à éviter tout acte susceptible de perturber l’ordre public.
Du côté des autorités de la RDC, les responsables réaffirment que la liberté d’expression et de manifestation est garantie par la loi, tout en avertissant que toute action susceptible de compromettre la sécurité ou de porter atteinte à la vie des citoyens ne sera pas tolérée.
Les services de sécurité à Kinshasa ont renforcé leurs dispositifs de surveillance, notamment après que plusieurs groupes politiques ont annoncé des actions de soutien ou de contestation liées aux réformes en discussion dans le pays.
Des sources proches de l’administration de Kinshasa indiquent que les forces de sécurité ont reçu pour instruction de maintenir l’ordre et de prévenir tout trouble susceptible de perturber la stabilité ou d’endommager les infrastructures publiques et privées.
Au cours des derniers mois, la question de la révision constitutionnelle est devenue l’un des sujets les plus sensibles du débat politique en RDC.
Les partisans des réformes estiment que certaines dispositions doivent être adaptées aux réalités actuelles du pays, tandis que leurs opposants craignent qu’elles n’ouvrent la voie à des tensions politiques accrues.
Dans ce contexte, la C64 appelle à la mobilisation générale pour la journée « Ville Morte », qu’elle présente comme une expression pacifique de contestation contre toute tentative de remise en cause des principes fondamentaux de la République.
À l’approche du 03/06/2026, l’attention de l’opinion publique congolaise et de la communauté internationale reste fortement concentrée sur cette initiative.
Bien que ses organisateurs affirment qu’il s’agit d’une action pacifique visant à transmettre un message politique, le gouvernement, de son côté, assure qu’il continuera à surveiller la situation afin de garantir la sécurité et la stabilité du pays.
Cependant, à mesure que la date approche, les tensions politiques entre partisans et opposants du pouvoir semblent s’intensifier, faisant de cette opération « Ville Morte » un test majeur tant pour l’opposition que pour la capacité des autorités à maintenir l’ordre dans un contexte politique déjà sensible.






