Rurambo : les conditions de vie difficiles des Bafulero après leur fuite des combats
Les Bafulero ayant fui les combats survenus à Rurambo, dans le groupement d’Itara, chefferie des Bafuliru, territoire d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), affirment que leurs conditions de vie demeurent extrêmement difficiles.
Ces populations ont quitté leurs habitations à la suite des affrontements et continuent de faire face à d’importantes difficultés humanitaires et sociales. De nombreuses familles vivent toujours dans des conditions précaires, avec des moyens limités pour accéder aux biens et services essentiels nécessaires à la vie quotidienne.
Après avoir quitté leurs villages, certaines familles ont commencé à construire de petites abris de fortune afin de disposer d’un toit et de se protéger tant bien que mal contre la pluie et le soleil.
Malgré ces efforts, leurs conditions de vie restent préoccupantes. Ces abris temporaires ne leur offrent pas des conditions de vie adéquates, alors que les familles manquent encore de nombreux équipements et d’autres formes d’assistance nécessaires.
La situation suscite davantage d’inquiétude à l’approche de la saison des pluies. De fortes précipitations pourraient endommager, voire détruire, ces abris de fortune, exposant davantage les enfants, les femmes et les autres personnes vulnérables aux intempéries.
Dans un communiqué adressé aux médias depuis les zones de la plaine de la Rusizi, dans le territoire d’Uvira, où ils ont trouvé refuge, les Bafulero demandent au gouvernement de la RDC, aux organisations de défense des droits humains, aux organisations humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté d’intervenir de toute urgence.
L’aide sollicitée comprend notamment des matériaux et équipements de première nécessité permettant d’améliorer leurs conditions d’hébergement, de les protéger contre les conséquences des fortes pluies et de répondre à leurs besoins essentiels au quotidien.
Les Bafulero affirment qu’une assistance urgente pourrait les aider à faire face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés depuis leur fuite, à la fin du mois de juillet, et leur redonner l’espoir de retrouver des conditions de vie plus sûres et plus dignes.
Les populations bafulero ayant fui Rurambo continuent ainsi de vivre dans des conditions particulièrement difficiles, alors que leurs capacités à faire face seules à cette situation restent limitées. Les personnes les plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes, pourraient être davantage exposées aux conséquences des intempéries et au manque de biens essentiels.
Bien que ces Bafulero soient accusés d’avoir mené des attaques contre les Banyamulenge avant leur fuite, le MRDP-Twirwaneho affirme être disposé à accueillir tous ceux qui souhaitent retourner dans leurs localités, à condition qu’ils acceptent de déposer les armes et de respecter la sécurité de l’ensemble des populations civiles.
Minembwe Capital News






