De violents affrontements entre deux groupes Wazalendo ravivent les inquiétudes sur la sécurité et la gouvernance dans l’est de la République démocratique du Congo
De violents affrontements ont de nouveau éclaté entre deux factions des Wazalendo. Selon des informations concordantes, les combats ont débuté dans la nuit du 3 juillet 2026 dans les localités de Lukolo, Muzinga et Maloba, situées dans la province du Maniema, d’après des sources locales.
Les informations recueillies par Minembwe Capital News indiquent que les affrontements opposent le groupe dirigé par Mayaya, qui se présente comme général, à celui commandé par Braun, qui revendique également le grade de général. Les causes exactes de ces hostilités n’ont pas encore été officiellement établies. Toutefois, des sources proches de la zone de conflit estiment qu’elles pourraient être liées à une lutte pour le contrôle territorial, au leadership des groupes armés ainsi qu’aux intérêts stratégiques et économiques dans cette région.
Des habitants rapportent que des tirs nourris d’armes légères et lourdes ont retenti durant plusieurs heures, poussant de nombreux civils à fuir leurs habitations pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres.
Ces affrontements ravivent les préoccupations concernant la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans plusieurs régions de l’est de la République démocratique du Congo, où des groupes armés s’affrontent régulièrement pour le contrôle de territoires et de zones d’influence, au détriment des populations civiles.
Certains analystes spécialisés dans les questions de sécurité estiment que ces événements surviennent dans un contexte marqué par des difficultés persistantes dans la gestion des groupes armés qui coopèrent ou soutiennent les opérations des autorités. Ils critiquent la gouvernance actuelle dirigée par le parti UDPS, affirmant que l’absence d’un mécanisme efficace de coordination et de contrôle de ces groupes contribuerait à la multiplication de ce type de conflits. Toutefois, il convient de préciser qu’il s’agit d’analyses et d’opinions d’observateurs, qui n’ont, à ce stade, été ni confirmées ni validées par une déclaration officielle du gouvernement congolais ou de l’UDPS.
À plusieurs reprises, des organisations de défense des droits humains ainsi que des habitants des zones affectées par les conflits ont dénoncé des violations présumées des droits humains attribuées à certains éléments de différents groupes Wazalendo, notamment des homicides, des pillages, des vols et des actes de torture. Ces allégations nécessitent des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et de traduire les auteurs en justice conformément à la loi.
À ce stade, aucun bilan officiel concernant le nombre de victimes ou de blessés n’a été publié. Les autorités congolaises ne se sont pas encore exprimées publiquement sur les événements survenus dans les localités de Lukolo, Muzinga et Maloba.






