Les Banyamulenge Continuent d’Exprimer leurs Inquiétudes Face aux Violences Dont Ils Se Disent Victimes dans l’Est de la RDC
Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les membres de la communauté banyamulenge ne cessent d’exprimer leurs préoccupations face à ce qu’ils considèrent comme des actes de persécution fondés sur leur appartenance ethnique. Selon plusieurs témoignages, certains d’entre eux continuent d’être arrêtés, détenus ou soumis à diverses formes de violences sans que des accusations légalement établies ne soient rendues publiques.
Des informations en provenance de la ville de Bunia, dans la province de l’Ituri, indiquent que huit jeunes Banyamulenge ont été interpellés le lundi 16 juin 2026 par les services de sécurité des FARDC. Après leur arrestation, ils auraient été transférés dans les cellules de l’Agence nationale de renseignements (ANR) de Bunia. À ce jour, les circonstances de leur détention continuent de susciter de vives inquiétudes au sein de leurs familles et de leurs proches.
Selon les informations fournies par des personnes suivant de près cette affaire, ces jeunes exerçaient des activités de petit commerce liées aux services de transfert et de réception d’argent via M-Pesa, une activité qui leur permettait de subvenir à leurs besoins ainsi qu’à ceux de leurs familles. Toutefois, certains responsables des services de sécurité les soupçonneraient de collaborer avec des groupes armés, des accusations qui, jusqu’à présent, n’ont été étayées par aucune preuve rendue publique.
Des citoyens ainsi que plusieurs organisations de défense des droits humains continuent d’exprimer leurs préoccupations face à ce qu’ils considèrent comme une tendance à arrêter ou à poursuivre des Banyamulenge sur la base de leur identité plutôt que sur des faits précis qui leur seraient reprochés. Selon eux, une telle situation risque d’alimenter davantage les tensions communautaires et de renforcer les phénomènes de discrimination et d’injustice dénoncés depuis plusieurs années dans différentes régions de l’Est de la RDC.
L’arrestation de ces huit jeunes vient s’ajouter à d’autres préoccupations régulièrement soulevées par les Banyamulenge, qui affirment être confrontés à des problèmes persistants d’insécurité, de discrimination et de violences liées à leur identité. De nombreux habitants de différentes localités de l’Est du pays soutiennent qu’ils sont fréquemment accusés de liens avec des groupes armés sans qu’aucune preuve tangible ne soit présentée, une situation qu’ils estiment porter atteinte à leurs droits en tant que citoyens congolais.
Les observateurs de cette situation appellent les autorités compétentes à mener une enquête approfondie, impartiale et transparente afin de déterminer si l’arrestation de ces jeunes repose sur des éléments de preuve solides ou si elle pourrait être assimilée à une forme de persécution fondée sur l’appartenance ethnique. Ils demandent également que les droits des personnes détenues soient pleinement respectés et que toute procédure judiciaire soit conduite conformément à la loi, sans distinction d’origine ou d’appartenance communautaire.
Dans l’attente de précisions de la part des autorités compétentes, les familles des jeunes concernés ainsi que de nombreux membres de la communauté banyamulenge continuent de réclamer une justice équitable et la prévention de toute pratique susceptible d’encourager les divisions ou de porter atteinte aux droits fondamentaux des citoyens en raison de leur identité.
Minembwe Capital News poursuit le suivi de ce dossier afin de tenir ses lecteurs informés de toute évolution concernant la situation des huit jeunes actuellement détenus à Bunia.






