RUMENGE RUGEYO OLIVIER dénonce les attaques contre Ruberwa et appelle à mettre fin aux controverses sur la nationalité des Banyamulenge
MINEMBWE CAPITAL NEWS
Les controverses autour de la nationalité des Banyamulenge en République démocratique du Congo (RDC) continuent d’alimenter les débats et les inquiétudes dans les milieux politiques ainsi que sur les réseaux sociaux. Certains continuent de remettre en question ou de contester le droit de cette communauté à être reconnue comme congolaise.
Dans un message rendu public, RUMENGE RUGEYO OLIVIER, ancien candidat à la députation nationale dans la province du Sud-Kivu, territoire de Fizi, a fermement condamné ce qu’il considère comme une attaque dirigée contre l’ancien vice-président de la RDC, Azarias Ruberwa, après que ce dernier eut réagi aux propos de Martin Fayulu concernant les Banyamulenge et leur nationalité.
Rugeyo estime que le fait que Ruberwa ait répondu aux déclarations de Fayulu ne saurait constituer un motif pour l’attaquer, d’autant plus que la question de la nationalité des Banyamulenge s’inscrit dans une histoire longue et complexe, liée à la politique, au droit et à la gouvernance de la République démocratique du Congo.
Dans son message, Rugeyo a ainsi exprimé son désaccord avec toute initiative visant à s’en prendre à Ruberwa en raison de sa position sur la question des Banyamulenge.
Il a notamment déclaré, dans ses propres termes, qu’il condamnait fermement les propos d’une femme présentée comme Pauline Kabesa, qui aurait publié un message sur la chaîne YouTube KWUTU 1, dans lequel elle s’en prenait à l’ancien vice-président Azarias Ruberwa après que celui-ci eut réagi aux propos de Martin Fayulu affirmant que les Banyamulenge « ne sont pas Congolais ».
Pour Rugeyo, cette question doit être abordée dans la recherche de la vérité, la construction du consensus et la préservation de l’unité des Congolais, plutôt que de devenir un prétexte à des attaques personnelles.
Rugeyo souligne également que la question des Banyamulenge et de leur nationalité possède une histoire ancienne et complexe. Il rejette, à ce titre, les interprétations qu’il considère comme visant à nier ou à remettre en cause cette réalité historique.
Selon lui, certaines perceptions ont émergé depuis longtemps et se sont progressivement construites autour de l’idée selon laquelle les Banyamulenge ne seraient pas Congolais.
Pour Rugeyo, une telle question doit être examinée à la lumière de l’histoire, du droit et des éléments de preuve, et non à partir de perceptions subjectives ou de l’apparence physique des personnes concernées.
Dans son message, il a notamment insisté sur le fait que la morphologie ou l’apparence physique d’une personne ne peuvent en aucun cas servir de critère pour déterminer sa nationalité.
Il a résumé cette position par la formule : « La morphologie ne témoigne pas la nationalité », soulignant ainsi que l’apparence physique d’un individu ne saurait déterminer son appartenance nationale.
Rugeyo a établi un lien entre cette question et les controverses persistantes autour des Banyamulenge, estimant que l’apparence ou certains traits physiques ne devraient jamais constituer un motif pour retirer à une personne sa nationalité ou remettre en cause ses droits en tant que citoyen congolais.
Rugeyo a également critiqué Martin Fayulu, estimant que cet homme politique, qui se présente comme un « soldat du peuple », devrait contribuer au rapprochement entre les Congolais plutôt que de tenir des propos susceptibles d’alimenter les divisions.
Il estime qu’au lieu d’employer des discours ou de diffuser des messages susceptibles d’exacerber les tensions entre Congolais, les responsables politiques devraient placer au premier plan l’unité nationale, la réconciliation, le respect mutuel ainsi que la lutte contre toute forme de discrimination et de haine fondée sur l’appartenance ethnique ou communautaire.
Rugeyo considère également que l’utilisation des réseaux sociaux pour diffuser des discours pouvant être perçus comme visant une communauté particulière risque d’avoir des conséquences sur la cohésion nationale, particulièrement dans un contexte où la RDC fait déjà face à de graves problèmes sécuritaires et à des conflits nourris par des considérations historiques et communautaires.
Rugeyo a conclu en critiquant l’attitude de Fayulu, estimant que les positions qu’il lui reproche ne correspondent pas, selon lui, au comportement attendu d’un responsable politique aspirant à diriger le pays ou à contribuer à sa reconstruction.
Pour Rugeyo, tout dirigeant appelé à exercer des responsabilités en RDC devrait être parmi ceux qui privilégient le rassemblement de l’ensemble des Congolais, condamnent toute forme de discrimination et œuvrent à permettre aux citoyens de vivre ensemble dans la liberté, la dignité et le respect mutuel.
Le message de RUMENGE RUGEYO OLIVIER intervient alors que la question de la nationalité des Banyamulenge demeure l’un des sujets historiques et sociopolitiques les plus controversés en République démocratique du Congo, particulièrement dans l’Est du pays.
L’idée centrale défendue par Rugeyo est que de telles controverses ne devraient pas être tranchées sur la base de l’apparence physique, de la morphologie ou de discours susceptibles d’alimenter les divisions, mais plutôt à travers des discussions fondées sur l’histoire, le droit et les principes régissant la nationalité.
Selon cette approche, la recherche d’une solution durable devrait privilégier le dialogue, le respect des droits des citoyens et la préservation de l’unité de la République démocratique du Congo.
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